amèrement

amèrement

adverbe, /amɛʁəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

adv.

  1. Avec amertume. Il ne s'emploie qu'au figuré. Regretter amèrement.

    Je pleurais amèrement en vous écrivant — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Amère, au féminin, et ment ; provenç. amaramen ; ital. amaramente.

Historique : XIIe s. E Fenenna iço li turna à repruce, e acoustuméement l'en atarjout, e amerement rampodnout Por ceu plorerent li engele de paix amerement, et si disoient.... XVe s. Ce bon orfevre avoit un serviteur qui estoit amoureux et jaloux tres amerement de sa dame Si commença à soi desmen ter et crier plus amerement que devant XVIe s. Or est ma cruelle ennemie Vengée bien amerement Ce que le roy ayant entendu, s'en aigrit et courroucea si amerement, qu'il commanda incontinent que l'on luy tranchast la teste

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adv.

  1. D’une manière amère, au sens figuré. Se plaindre amèrement. Se repentir amèrement. On l’a critiqué amèrement. Il m’en a parlé fort amèrement.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • amèrement — forme de base — /amɛʁəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée amèrement#3937.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.