altesse
nom, féminin, /altɛsə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Titre d'honneur donné ordinairement aux princes et aux princesses du sang.
... Je sais, sage princesse, Quelles soumissions je dois à Votre Altesse — Rotrou (1609-1650)
Le cardinal de Bouillon prétendait à Rome l'altesse éminentissime — Saint-Simon (1675-1755)
La personne même qui porte ce titre.
Je vais au palais d'une altesse, Et j'achète un habit de cour — Béranger (1780-1857)
Étymologie : Provenç. altezza, auteza ; ital. altezza. Ce mot est exactement le même que hautesse. Seulement dans le premier la prononciation conforme à l'étymologie a prévalu, tandis que dans l'autre la prononciation est conforme à l'usage français qui veut que al des Latins se change en au. Altesse vient de altus, haut (voy. ce mot).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Titre d’honneur qui se donne à différents princes, en parlant et en écrivant. Altesse royale, impériale. Altesse sérénissime. Traiter d’altesse. Son Altesse, ou par abréviation, S. A. le prince de...
Donner de l’altesse à quelqu’un, Lui donner ce titre pour le flatter.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- altesses — pluriel — /altɛsə/
- altesse — singulier — /altɛsə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée altesse#3346.