alouette

alouette

nom, féminin, /alwɛtə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Oiseau de l'ordre des passereaux ; il fait son nid dans les plaines. S'éveiller, se lever au chant de l'alouette, se lever de très grand matin.

  2. Terres à alouettes, terres sablonneuses.

  3. En termes de marine, nœud d'alouette, sorte de nœud qu'on appelle aussi tête de mort.

  4. Alouette de mer, oiseau du genre des vanneaux, et de l'ordre des échassiers.

Étymologie : Wallon, alauie ; bourguig. auluôtte ; Berry, alouvette ; provenç. alauza, alauzeta ; ital. allodola, lodola ; anc. espagn. aloeta ; espagn. mod. alondra. Alouette est le diminutif d'aloue ; aloue vient du latin alauda ; mais alauda était un mot gaulois. Pline, Hist. nat. II, 37, et Suétone, Vie de César, nous apprennent que ce général avait donné à une de ses légions, composée d'hommes des Gaules, le nom gaulois d'alauda. L'oiseau huppé qu'en gaulois on nomme alauda, dit Marcellus Empiricus, ch. 29. Enfin Grégoire de Tours, liv. IV, parle du corydalus que nous nommons, dit-il, alauda. Ces témo

Historique : XIIIe s. Près [je] sui qu'en autel point com pinçon ou aloe Qu'espervier.... Il se misent au fuir sans plus attendre, et s'esparsent li uns chà et li autres là, aussi comme les aloes font por les espreviers La costume ai à l'esprevier, Qui l'aloe vet tant chacier, Que il la prent par tost voler, Et puis si l'en relet aler Là veïssiés les troi si fierement aidier ; Ausi comme l'aloe fuit devant l'esprevier, Vont li Turc après aus, nes osent aprochier Ce fu au tens que naist la flor, Et l'aloete chante au jor De kalendres bien envoisies Qui chantent cler, et d'aloetes XVe s. Entre prime et tierc…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Petit oiseau de l’ordre des Passereaux qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines. Le chant de l’alouette. Tendre aux alouettes. Prendre des alouettes au miroir. Une douzaine d’alouettes. Pâté d’alouettes. Manger des alouettes.

  2. Alouette huppée, Sorte d’alouette qu’on nomme autrement COCHEVIS.

  3. Des terres à alouettes, se dit communément des Terres sablonneuses.

  4. Prov., Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises, se dit pour se moquer d’une supposition absurde en y répondant par une autre encore plus absurde.

  5. Prov., Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec, lui tombent toutes rôties, se dit d’un Paresseux qui voudrait avoir les choses sans peine.

  6. Prov., S’éveiller, se lever au chant de l’alouette, S’éveiller, se lever de très grand matin.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • alouettes — pluriel — /alwɛtə/
  • alouette — singulier — /alwɛtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée alouette#3275.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.