allusion

allusion

nom, féminin, /alyzjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Figure de rhétorique consistant à dire une chose qui fait penser à une autre. On distingue les allusions en historiques, quand elles rappellent un trait d'histoire ; mythologiques, si elles sont fondées sur un point de la fable ; nominales, si elles reposent sur un nom ; verbales, si elles consistent dans le mot seulement, c'est-à-dire dans une équivoque.

    Benserade faisait des allusions délicates et piquantes aux caractères des personnes — Voltaire (1694-1778)

    Dieu par ces paroles fait allusion aux Juifs — Bossuet (1627-1704)

  2. Application d'un trait de satire ou d'éloge. Le public est prompt à saisir les allusions.

  3. Allusion de mots, jeu de mots. Ne se dit plus en ce sens.

Étymologie : Ital. allusione ; espagn. alusion ; d'allusionem ; de al pour ad, vers, et de ludere, jouer (voy. LUDION).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Façon de parler qui consiste à dire une chose pour faire penser à une autre. Allusion ingénieuse. Allusion forcée. Allusion froide et insipide. Allusion naturelle. En parlant ainsi, il faisait allusion aux moeurs de son temps. Le parterre a saisi toutes les allusions que l’auteur avait eu dessein de faire.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • allusions — pluriel — /alyzjɔ̃/
  • allusion — singulier — /alyzjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée allusion#3203.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.