alérion

alérion

nom, masculin, /aleʁjɔ̃/ ou /alɛʁjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme de blason. Petit aigle aux ailes étendues, sans pied ni bec.

    La marquise du Chastelet porte les armes pleines de Lorraine, avec trois fleurs de lis d'argent sur la bande, au lieu des trois alérions de Lorraine — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : On lit dans J. Salisbery, De nugis curial. I, 13 : « Aquila namque sicut rex avium est, si non alarionem excipias, quae forte aquilarum species potentissima est. » Le nouvel éditeur de Du Cange ajoute que dans Salisbery alarionem est sans doute une faute et qu'il faut lire valeriam, d'après Pline, X, 3, qui dit : « Aquila valeria viribus praecipua. » Mais nos textes français du XIIe et du XIIIe siècles prouvent qu'alerion est un mot réel et qu'alario doit être conservé dans J. de Salisbery. Ces anciens textes montrent que l'alérion était non pas seulement une figure de blason, mais aussi un oi

Historique : XIIe s. Un dart molu tenoit li gloz felon, Envers Guillaume le lança de randon ; Si bruit li cops comme un alerion XIIIe s. Sire Frobert le gresillon Plus tost que un alerion Vint poingnant encontre Renart XIVe s. Tout ainssin [ils] le redoubtent com beste le lion, Et com font li oisel le fort alerion

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Blason — Petit aiglon qu’on représente avec les ailes étendues et sans bec ni pieds.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • alérions — pluriel — /aleʁjɔ̃/ ou /alɛʁjɔ̃/
  • alérion — singulier — /aleʁjɔ̃/ ou /alɛʁjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée alérion#3439.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.