albâtre

albâtre

nom, masculin, /albatʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Espèce de pierre fort blanche. Les minéralogistes désignent par ce nom deux espèces de pierres tendres, blanches, demi-transparentes : l'une, l'albâtre gypseux, est la chaux sulfatée compacte ; l'autre, l'albâtre calcaire, est la chaux carbonatée compacte. Cette dernière a été employée en médecine comme absorbante. Blanc comme l'albâtre, très blanc.

  2. Par extension, blancheur éclatante.

    Il [Dieu] se plut à pétrir d'incarnat et d'albâtre Les charmes arrondis du sein de Pompadour — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Provenç. alabastre ; de ἀλάϐαστρον.

Historique : XIIIe s. En celle chambre n'oit noienz De chaux, d'areine, de cimenz, Enduit, ne moillerons n'emplaistre ; Tote entiere fu d'alambastre XVIe s. Elle a très bien cette gorge d'albastre, Ce doux parler, ce cler taint, ces beaux yeux Et dont la petite folastre Dessus la gorge d'allebastre De sa dame, si doucement Marbre blanc, albastre.... Alabastre

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Sorte de gypse d’une pâte homogène, d’un grain fin, demi-translucide, susceptible d’un beau poli, et qui présente quelquefois des veines colorées. Albâtre oriental. Vase d’albâtre. Blanc comme l’albâtre. Albâtre naturel. Albâtre artificiel.

  2. Fig., Un sein d’albâtre, Un sein extrêmement blanc. On dit de même L’albâtre de son sein.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • albâtres — pluriel — /albatʁə/
  • albâtre — singulier — /albatʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée albâtre#2841.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.