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alarme

Sur cette page : alarme · alarmé

alarme

nom, féminin · /alaʁmə/

Usage : fréquent (14 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Signal sonore destiné à avertir d'un danger ou d'une anomalie.

    L'alarme s'est déclenchée en pleine nuit.

    Synonyme : alerte.

    « J'écoute, je distingue les coups du canon d'alarme »Chateaubriand (1768-1848)

    « Il entend déjà le beffroi des villes et crier à l'alarme »La Bruyère (1645-1696)

  2. Sentiment de vive inquiétude provoqué par un danger, réel ou pressenti.

    Ses résultats ont causé une vive alarme chez les médecins.

    Synonyme : inquiétude.

    « Ce qu'on aime, on craint de le perdre ; et plus on l'aime, plus les alarmes sont fréquentes ; car on les prend aisément »Bourdaloue (1632-1704)

    « Ne me suis point, si ton cœur en alarmes Prévoit qu'il ne pourra commander à ses larmes »Jean Racine (1639-1699)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : sonner l'alarme · tirer la sonnette d'alarme

Grammaire et formes (2)
  • alarmes : pluriel · /alaʁmə/
  • alarme : singulier · /alaʁmə/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 5 sens

s. f.

  1. Cri, signal pour faire courir aux armes. Au premier cri d'alarme. Sonner l'alarme. L'alarme fut donnée par des feux. Fig. Le chien donne l'alarme par des aboiements réitérés.

    Il entend déjà le beffroi des villes et crier à l'alarmeLa Bruyère (1645-1696)

    J'écoute, je distingue les coups du canon d'alarmeChateaubriand (1768-1848)

  2. Émotion causée par l'approche réelle ou supposée de l'ennemi. L'alarme est au quartier, au camp. Fig. L'alarme est au camp, se dit d'une société, d'un parti qui a des appréhensions communes. En termes de guerre, donner des alarmes à une place assiégée, l'inquiéter par de fausses attaques.

    Tel vêtu des armes d'Achille, Patrocle mit l'alarme au camp et dans la villeLa Fontaine (1621-1695)

    Oh ! dit-il, j'en fais faire autant Qu'on m'en fait faire ! ma présence Effraye aussi les gens ! je mets l'alarme au campLa Fontaine (1621-1695)

  3. Frayeur, épouvante subite. À la première alarme. À la moindre alarme. Répandre l'alarme. Il a pris l'alarme bien légèrement.

    En cette alarme universelleLa Fontaine (1621-1695)

    Il s'en allait Mettre l'alarme en tout le voisinageLa Fontaine (1621-1695)

  4. Vive inquiétude, souci ; dans ce sens il s'emploie le plus souvent au plur.

    Remettez-vous, monsieur, d'une alarme si chaudeMolière (1622-1673)

    Tant de médisances et tant de faux rapports que cela mit toute la cour en combustion et en alarmePascal (1623-1662)

  5. Vivre, être nourri dans les alarmes, être accoutumé à la guerre et à ses dangers.

Étymologie : Bourguig. ailarme ; provenç. alarma ; espagn. alarma ; ital. allarme ; de à (voy. À), l' (voy. LE), et arme. Dans le XVIIe siècle on écrivait volontiers allarme, et beaucoup de livres ont cette orthographe. Dans le XVIe on faisait indifféremment alarme masculin ou féminin.

Historique : XIVe s. Lors la gaite renois [renégat, renié] Voit bien qu'ès fossez sont les nobiles françois, Adont a escrié alarme à haute vois On crie parmi l'ost : traït ! car vous armés ! Alarme ! alarme ! crient ; chascun s'est adoubés XVe s. Nous sommes armés comme il faut : Alarme ! à l'assaut ! à l'assaut ! XVIe s. Courez y tous, et alarme sonnez Et quant orrez ces miens presens alarmes, Ayez bon cueur et contenez vos larmes À peine sera jamais crainct Le combattant qui est contrainct D'emprunter, quand vient aux alarmes, De son adversaire les armes Ainsi tu scez combien par faux alarmes, La mort a …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 5 sens

n. f.

  1. Signal pour faire courir aux armes ou pour appeler au secours. Chaude alarme. Fausse alarme. Sonner l’alarme. Canon d’alarme. Cloche d’alarme.

  2. Il se dit d’une émotion causée dans un camp, dans une place de guerre, à l’approche ou sur le bruit de l’approche des ennemis. Donner l’alarme. L’alarme est au quartier, est au camp. Les ennemis nous donnaient de fréquentes alarmes.

  3. Il se dit figurément de Toute sorte de frayeur subite. Il a pris l’alarme bien légèrement. Vous nous avez donné une alarme bien chaude, bien des alarmes. Par cette nouvelle, il a porté l’alarme dans toute la famille.

  4. Prov. et fig., L’alarme est au camp, se dit en parlant de Quelque chose qui met tout d’un coup plusieurs personnes en éveil et en émoi.

  5. Il se dit aussi pour Inquiétude, souci, chagrin, et, en ce sens, il s’emploie souvent au pluriel. Il est toujours en alarme. La présence de cet homme dans la ville la tient en alarme. Il est dans de grandes alarmes, dans de terribles alarmes, dans de continuelles alarmes. Il n’est pas encore revenu de ses alarmes. On vivait alors au milieu des alarmes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée alarme#2761.

alarmé

adjectif · /alaʁme/

Grammaire et formes (4)
  • alarmées : pluriel féminin · /alaʁme/
  • alarmés : pluriel masculin · /alaʁme/
  • alarmée : singulier féminin · /alaʁme/
  • alarmé : singulier masculin · /alaʁme/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 1 sens

part. passé.

  1. Tout le pays est alarmé de ces préparatifs de guerre. Alarmés sur leur situation. Alarmé par un bruit subit. Alarmé de tout ce qu'il entendait. Je suis tout alarmé de la maladie de mon père.

    Je pensais en voyant sa tendresse alarmée....Jean Racine (1639-1699)

    Vous l'accusiez pourtant quand votre âme alarmée Craignait qu'en expirant ce fils vous eût nomméePierre Corneille (1606-1684)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée alarmé#2767.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.