aîné · ainé · aine

aîné

adjectif, /ɛne/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens) — Académie 1935 (7 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Celui des enfants qui est né le premier. Fils aîné. Fille aînée. Frère aîné. Sœur aînée.

  2. Le fils aîné de l'Église, qualification donnée autrefois au roi de France.

  3. La fille aînée des rois de France, titre que prenait autrefois l'Université.

  4. S. m. Fils aîné. C'est là l'aîné de mes fils.

    De deux princes jumeaux nous déclarer l'aîné — Pierre Corneille (1606-1684)

    Quel intérêt Nous fait tous deux aînés quand et comme il vous plaît ? — Pierre Corneille (1606-1684)

  5. S. f. Aînée, fille aînée. Il a marié l'aînée de ses filles.

  6. Frère aîné. Il est jaloux de son aîné.

  7. Qui est plus âgé qu'un autre. C'est mon aîné. Respectons nos aînés.

  8. Aîné de Normandie, aîné particulièrement avantagé.

    J'ai vu 54 lettres de cachet dans ma famille, et j'en ai eu 17 pour ma part ; ainsi, vous voyez que j'ai été partagé en aîné de Normandie — Mirabeau (1749-1791)

Étymologie : L'historique, décomposant le mot, montre l'étymologie : ains, avant (voy. AINS) et né : né avant (voy. NÉ). Espagn. entenado, enfant d'un premier lit ; ital. antenato, ancêtre.

Historique : XIIIe s. À cinq labiaus de gueule l'ainsnés fils le porta [porta son écu] Li aisnés ot non Robiers, et li mains né Loeys En tel point que ses ainsnés fix n'avoit pas aage d'entrer en l'ommage de ce que se [sa] mere avoit aquesté Tant fust ce que eles fussent ains nées des premiers mariages Son ainzné frere qui eust mis contredit et chalonge, s'il faire le peust XVe s. La roine et son ains-né fils

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Le premier-né des enfants du même père et de la même mère. Son fils aîné, sa fille aînée. Votre frère aîné. Votre soeur aînée. Il est l’aîné de tous. Il est l’aîné de sa branche.

  2. La branche aînée d’une maison, Celle qui a un aîné pour tige, qui descend de l’aîné.

  3. Le Fils aîné de l’église, Qualification donnée autrefois au roi de France. La fille aînée de l’église, La France.

  4. La Fille aînée des rois de France, Titre que prenait l’Université de Paris.

  5. AÎNÉ est aussi nom. Mon aîné. Votre aîné. La cadette vaut bien l’aînée.

  6. Il se dit également d’un Second enfant à l’égard d’un troisième, et ainsi des autres. Il est mon aîné et je suis le vôtre.

  7. Il se dit, par extension, de Toute personne plus âgée qu’une autre. Il est plus vieux que moi, il est mon aîné de cinq ans, de six ans, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • aînées — pluriel féminin — /ɛne/
  • aînés — pluriel masculin — /ɛne/
  • aînée — singulier féminin — /ɛne/
  • aîné — singulier masculin — /ɛne/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée aîné#7786.

ainé

adjectif

Grammaire et formes (4)
  • ainées — pluriel féminin
  • ainés — pluriel masculin
  • ainée — singulier féminin
  • ainé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ainé#102414.

aine

nom, /ɛnə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Le pli de la cuisse au bas du ventre.

    Des taureaux auxquels ils [les bourreaux] mirent dans l'aine des fers ardents — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Wallon, ine et ewez ; provenç. mod. lengue, pour l'engue ; espagn. engle ; ital. inguine ; d'inguen, aine ; sanscr. anji, parties honteuses.

Historique : XIIe s. Si le navrunt el aine.... XIIIe s. N'onc por Adonis n'ot tel paine, Quant li senglers l'ot mors en l'aine, Dont il morut à grant hascie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Technologie. Petit bâton qu'on passe dans la tète des harengs destinés à être fumés.

  2. Aine et demi-aine, pièce de peau de mouton qui sert à joindre une éclisse et une têtière dans un soufflet d'orgue.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie du corps humain qui est entre le haut de la cuisse et le bas-ventre. Il fut blessé dans l’aine. Avoir une excroissance dans l’aine, un bubon dans l’aine. Maladies de l’aine.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • aines — pluriel — /ɛnə/
  • aine — singulier — /ɛnə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée aine#2643.

aîné

nom, masculin, /ɛne/

Voir aussi : forme féminine aînée

Grammaire et formes (2)
  • aînés — pluriel — /ɛne/
  • aîné — singulier — /ɛne/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée aîné#7785.

ainé

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine ainée

Grammaire et formes (2)
  • ainés — pluriel
  • ainé — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ainé#102413.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.