aimable
adjectif, /ɛmablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est digne d'être aimé. Pour être aimé soyez aimable.
J'ai cru honteux d'aimer quand on n'est plus aimable — Pierre Corneille (1606-1684)
Quoi ! l'empire et Pison n'ont pour vous rien d'aimable ? — Pierre Corneille (1606-1684)
Qu'on aime, qui plaît, en parlant des choses. Caractère aimable. La lettre aimable que vous lui avez écrite.
Hélas ! disait-il, faut-il que je vous quitte, ô aimable grotte, où le sommeil paisible venait toutes les nuits me délasser des travaux du jour ! — Fénelon (1651-1715)
Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable — Boileau (1636-1711)
Dans le langage de la société, qui a le don de plaire.
N'ai-je pas de la bonté, de la franchise, du courage ? ne suis-je pas aimable en société ?... — Mme de Staël (1766-1817)
Aimable de, suivi d'un infinitif.
Vous êtes un aimable homme d'être revenu si ponctuellement.... — Fénelon (1651-1715)
Cela est aimable. C'est une attention aimable. Cela est affectueux et poli, c'est une attention affectueuse et polie ; ou ironiquement, cela est aimable, voilà un trait blessant, déplaisant.
Aimable à.
Jamais prince ne fut plus capable de rendre la royauté non-seulement vénérable et sainte, mais encore aimable et chère à ses peuples — Bossuet (1627-1704)
Jusques à cet hymen Rodrigue m'est aimable — Pierre Corneille (1606-1684)
Substantivement. Faire l'aimable, se donner de la peine pour paraître aimable. On peut le placer avant ou après le substantif : Un homme aimable ou un aimable homme.
Étymologie : Bourguig. emiaule ; provenç. amable ; ital. amabile ; de amabilis, de amare (voy. AIMER).
Historique : XIIIe s. Ki rist volentiers si est benignes et amables XIVe s. Les choses aimables ou que l'en fait à ses amis et par lesquelles il semble que les amistés soient determinées vienent des choses aimables que l'en se fait à soy meismes XVIe s. L'empire romain ne fut jamais ne plus aimable, ne plus redoutable aux habitans de la Sardagne qu'il fut soubz son gouvernement Ne pensez point que ne soyez aymable Il n'y a aucune d'elles, pour malotrue qu'elle soit, qui ne pense estre bien aimable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est digne d’être aimé. La vertu est aimable. Un objet aimable. Un caractère aimable. Des manières aimables. Aimez tout ce qui est aimable. Il cherche à se rendre aimable.
Il se dit particulièrement, dans le langage de la société, des Personnes qui plaisent par leurs agréments. C’est une femme très aimable. C’est un aimable homme. C’est l’homme du monde le plus aimable. On dit quelquefois, par une sorte de plaisanterie ironique, Faire l’aimable.
Par forme de remerciement, on dit Vous êtes bien aimable de venir me voir. Ce serait aimable à vous de venir.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- aimables — pluriel — /ɛmablə/
- aimable — singulier — /ɛmablə/
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