aigrement
adverbe, /ɛɡʁəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière aigre, avec aigreur. Il ne se dit point au propre. Il lui a répondu aigrement.
Étymologie : Aigre et ment ; provenç. agramen, aigrament ; catal. agrament ; ital. agramente (voy. AIGRE).
Historique : XIIe s. Cil respundi egrement e par rampodne, si li dist.... E li reis Benadab egrement s'en curuchad, e ses messages al rei Achab enveiad Tel i out des prelaz parla si egrement Que la pape li dist : fratre, tempréement E quant vers saint iglise volt li reis rien mesprendre, Qui la devreit par tut e tenser e defendre, Li evesque l'en deivent mult egrement reprendre XIIIe s. Le comte de Flandres et ses gens y coururent sus moult aigrement et viguereusement et à pié et à cheval XIVe s. Vous m'estes venue tencer Et reprendre fort aigrement XVe s. Et ils savoient bien qu'il avoit en la cité grand …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière aigre. Il n’est guère usité qu’en parlant de la Manière aigre dont on parle ou dont on écrit. Répondre aigrement. Il lui écrivit fort aigrement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- aigrement — forme de base — /ɛɡʁəmɑ̃/
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