aidé · aide

aidé

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Aidé par tous ses amis. Aidé de ses amis. Aidé de la lecture des anciens. Aidé de son courage.

  2. Ce qui n'est pas spontané. Sa mort a été aidée.

    On s'appercevait bien que la vocation avait été aidée — Saint-Simon (1675-1755)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • aidées — pluriel féminin
  • aidés — pluriel masculin
  • aidée — singulier féminin
  • aidé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée aidé#101433.

aide

nom, /ɛdə/

Définitions

  1. Appui ou secours apporté à quelqu'un pour lui permettre de faire quelque chose.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Soutien matériel ou financier accordé notamment par une collectivité publique.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Personne qui en assiste une autre dans son travail.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens) · 1873 (8 sens) — Académie 1935 (22 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Se dit des personnes qui prêtent leur concours à une autre. Ce chirurgien a deux aides très adroits. Cette infirmière est une aide intelligente.

    Si tu cherches un aide à traiter d'imposteur, Un roi qui t'a fermé la porte de mon cœur — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Aide-maçon ou aide à maçon, manœuvre qui aide le maçon.

    Que celui d'un fripier ou d'un aide à maçon — Mathurin Régnier (1573-1613)

  3. Aide de cuisine, celui qui sert sous le chef de cuisine.

  4. Aide des cérémonies, officier qui sert sous le grand maître des cérémonies.

  5. Aide de camp, officier attaché à un général. Aide-major ou aide-chirurgien, chirurgien adjoint ou chirurgien-major. Sous-aide, celui qui est subordonné à l'aide-major. Aide-major de place, officier sous la direction du major de place. Ce grade est aujourd'hui remplacé par celui d'adjudant de place. Aide-major général, titre qui se donne aux officiers généraux directement employés sous les ordres du major général. Autrefois il y avait eu sous ce nom des officiers majors de corps exerçant auprès des détachements les fonctions de major général. Aide-major des logis, officier dont les fonctions étaient analogues à celles des officiers d'état-major des armées républicaines.

    Au bout de quelques années, il se défit du régiment pour s'attacher plus particulièrement à la personne du roi, qu'il suivit toujours dans ses campagnes, en qualité de son aide de camp — Fontenelle (1657-1757)

    Aide-major ou aide-major de corps, officier placé sous la direction immédiate du major de corps et le remplaçant en cas d'absence. Ce grade n'existe plus, — GÉNÉRAL BARDIN.

  6. Aide de plongeur, dans la pêche des perles, pêcheur qui se tient dans une barque prêt à retirer le plongeur au premier signal que celui-ci donne au moyen d'une corde.

  7. Aide maître de pont ou chableur, celui qui aide à conduire les bateaux dans les passages difficiles.

  8. Aide ou assistante, religieuse qui aide celle qui est en charge.

  9. Dans la marine, officier marinier de canonnage, de timonerie, de charpentage, sous le maître et le second maître de chacun de ces états. On appelle aussi aides deux matelots appariés pour s'assister réciproquement dans leurs fonctions.

  10. Aide, domestique du bourreau. L'exécuteur et ses aides.

Étymologie : Aide.

Historique : XIIIe s. Li mestre du mestier a la petite joustice et les amendes des maçons, des plastriers et des marteliers et de leurs aydes et de leurs aprentis XVIe s. J'estois aide d'enseigne au regiment de Chappes. Aide-enseigne est un honneste homme qui aide à porter le drapeau ; comme on dit aide de camp, aide de sergent major, aide de sergent de bataille ; on commence à dire aide de caporal, aide de tambour. Tout se fait par aides ; j'ai veu qu'on ne parloit d'aides de lict qu'en Pologne J'aimerois mieux estre bon aide de sommelier L'un estoit aide à maçon

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873)

s. f.

  1. Secours, protection. Demander de l'aide à quelqu'un. Leur aide nous fut très utile. Il recourra, dans le besoin, à notre aide. Ils appelèrent le temps à leur aide. Il fit cela avec l'aide de ses amis. Vous êtes toute son aide. Il n'a pas eu d'autre aide que les livres qui étaient sous sa main.

    Pompée a besoin d'aide, il vient chercher la votre — Pierre Corneille (1606-1684)

    Tu t'es vengé sans aide et tu veux m'en donner — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Donner aide, assister.

    ... je puis vous donner aide En ce besoin — La Fontaine (1621-1695)

  3. Être, venir en aide, seconder, secourir. Dieu vous soit en aide ! locution dont on se sert quand quelqu'un éternue. Ainsi Dieu me soit en aide, espèce de serment pour affirmer solennellement une chose. Je le ferai, ainsi Dieu me soit en aide.

    Toute ma conversation se passe à dire grand merci à ceux qui me disent : Dieu vous soit en aide — Guez de Balzac (1597-1654)

    D'un Dieu vous soit en aide alors qu'on éternue — Molière (1622-1673)

  4. À l'aide ! loc. adv. ellipt. venez au secours, à l'aide.

    Aïe ! aïe ! à l'aide ! au meurtre ! au secours ! on m'assomme ! — Molière (1622-1673)

  5. À l'aide de, loc. prépos. Par le moyen de. À l'aide d'un temps favorable il débarqua dans l'île. À l'aide de cette erreur.

    Que tu sais bien, Racine, à l'aide d'un acteur, Émouvoir, étonner, ravir un spectateur ! — Boileau (1636-1711)

  6. Église, chapelle, succursale d'une église paroissiale dont les habitants sont trop éloignés. Sainte Marguerite était une des aides de la paroisse Saint-Paul.

  7. S. f. plur. Se disait des subsides, des levées de deniers qui se faisaient sur le peuple, pour aider à soutenir les dépenses de l'État. Octroi des aides, fermier des aides. Les aides montent à tant. Les contributions indirectes ont remplacé les aides. Cour des aides, compagnie supérieure, qui jugeait des affaires concernant ces sortes de subsides. Président, conseiller à la cour des aides. Il se disait aussi du lieu où cette compagnie s'assemblait. Vous le trouverez à la cour des aides. Au figuré et par plaisanterie, aller à la cour des aides, aller aux emprunts, faire faire une partie de son travail par un autre.

    Il me fit entendre qu'il cachait son vin à cause des aides — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Entrerai-je dans le huitième denier ou dans les aides ? — La Bruyère (1645-1696)

  8. En termes de manége, aide s'entend des moyens par lesquels le cavalier agit sur son cheval. Les aides supérieures sont celles des mains ; elles agissent par l'intermédiaire des rênes. Les aides inférieures sont celles des jambes ; elles agissent par les cuisses, les jarrets, le gras des jambes, l'éperon et l'étrier. Le cavalier a les aides fines quand il les emploie avec méthode et précision. Le cheval a les aides fines lorsqu'il est très sensible aux aides. On le dit quelquefois au singulier : Le cheval sans aucune aide.... Donner les aides extrêmement fines, bien manier un cheval.

Étymologie : Berry, aïde ; picard, ayude, eyude ; provenç. ajudha, ajuda, ahia ; espagn. ayuda ; ital. aita ; d'un bas-latin adjuta, du supin adjutum, de adjuvare, de ad, à (voy. À), et juvare, aider, plaire. Les anciennes formes françaises sont aïude, aïue, aïde, aïe. Les formes ahia, aita, aïde, aïe, qui sont congénères, ne s'expliquent qu'en supposant qu'à côté d'adjutum avec u long, il y a eu un adjutum avec u bref, d'où un déplacement de l'accent et par suite, aïde. À Paris, dans le peuple on dit souvent aïde. On prononçait ainsi dans le XVIe siècle, comme l'indique Palsgrave, p. 11. Dans le XVIIe s.

Historique : IXe s. E in adjudha XIe s. De Mahomet jà n'i aurez aiude Chevauche, reis, besoin [nous] avons d'aïe XIIe s. Dex me soit en aïe.... Mais comandez qu'il ait aïue grant Tres dout [je crains fort] qu'il faillit d'aïe [qu'il manquât à secourir] Au roi où il fut alés Car bien doit losangier qui mestier [besoin] a d'aïe.... Nos forces, nos aïes [nous] lui metons en defois [refus] Si me feront aïde, se Deu plait, bonement XIIIe s. À l'aide de Dieu sa voie [elle] a rassenée [reprise] Bien a Diex et sa mere bui esté en m'aïue Là [elle] remest [demeure] toute seule, Diex lui soit en aïe Si vraiement me f…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action d’aider. Aide prompte. Aide assurée. Il faut tout attendre de l’aide de Dieu. Mon Dieu, venez à mon aide. Donner aide et protection. Prêter aide et assistance. Aide aux familles nombreuses, à la recherche scientifique. Demander, implorer de l’aide. Crier à l’aide. Appeler à son aide. Invoquer l’aide de quelqu’un. Dieu vous soit en aide!

  2. Elliptiq., à l’aide! Venez à mon secours. à l’aide! on m’assassine!

  3. Prov., Un peu d’aide fait grand bien, et Bon droit a besoin d’aide.

  4. On disait autrefois, après avoir fait une promesse solennelle, après avoir prononcé un serment, Ainsi Dieu me soit en aide! Que Dieu m’accorde son aide, autant que je tiendrai ma promesse, que je serai fidèle à mon serment.

  5. AIDE se dit aussi du Secours, de l’avantage que procurent certaines choses. On a fait de grandes découvertes à l’aide du télescope, du microscope. Il n’est pas réussi sans l’aide de telle machine.

  6. Il se dit encore tant de Celui dont on reçoit du secours que de la Chose dont on en tire. Dieu seul est ma force et mon aide. Votre protection est toute son aide, tout son secours.

  7. En termes d’Administration diocésaine, il se disait d’une église, d’une chapelle qui servait de succursale à une église paroissiale dont les habitants étaient trop éloignés, Sainte-Marguerite, dans le faubourg Saint-Antoine, était une aide de la paroisse de Saint-Paul.

  8. AIDES, au pluriel, se disait de Certains impôts levés sur les denrées et marchandises qui se vendaient et se transportaient dans toute l’étendue du royaume. Les fermiers des aides. Les aides rapportaient tant. Il était employé dans les aides.

  9. Cour des Aides, Cour souveraine dans laquelle les affaires contentieuses, relatives à tous les genres de contributions et d’impôts, étaient jugées en dernier ressort. Premier président de la Cour des Aides. Conseiller à la Cour des Aides.

  10. AIDE, en termes de Manège, se dit, surtout au pluriel, de Tous les moyens que le cavalier emploie pour bien manier un cheval, et plus particulièrement des Mains et des jambes dans leur action sur le cheval. Les aides de la voix, de la langue. Les aides de la main. Les aides du genou, des jambes. Les aides des talons, de l’éperon. Ce cheval connaît les aides, répond aux aides, est sensible aux aides, est confirmé dans les aides.

  11. Donner les aides extrêmement fines, Manier le cheval à propos et lui faire marquer avec beaucoup de justesse ses temps et ses mouvements. On dit aussi qu’Un cheval a les aides fines lorsqu’il est très sensible aux aides.

  12. AIDES, en termes d’Architecture, se dit des Petites pièces ménagées près des grandes pièces d’apparat ou de service qui ont besoin de dégagement.

  13. AIDE

  14. n. des deux genres

  15. , se dit aussi des Personnes qui sont auprès de quelqu’un pour travailler ou servir conjointement avec lui et sous lui. J’ai besoin d’un aide. L’aide ou les aides d’un chirurgien. Cette sage-femme est l’une de ses aides.

  16. Aide des cérémonies, Officier dont la fonction était de servir sous le grand maître des cérémonies.

  17. Aides de cuisine, aides d’office, Gens qui servent sous un chef de cuisine ou d’office.

  18. Aide-maçon, Manoeuvre qui sert et aide le maçon, qui bat et gâche le plâtre et qui apporte les matériaux. On disait autrefois Aide à maçon.

  19. Aide de camp, Officier attaché particulièrement à un chef militaire, à un général. Aide de camp du Roi. Les aides de camp du général.

  20. Aide-major, Officier qui servait avec le major, sous son autorité, et le remplaçait dans toutes ses fonctions en son absence. Aide-major des gardes. L’aide-major d’une place de guerre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • aides — pluriel — /ɛdə/
  • aide — singulier — /ɛdə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée aide#2518.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.