aheurter (s')
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Se heurter à quelque chose, s'opiniâtrer, s'obstiner. S'aheurter à un sentiment, à une opinion.
Elle ne s'était jamais aheurtée à les défendre — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Mais [elle] s'aheurte où sans plus quelque appât la convie — Mathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : À (voy. À) et heurter ; picard, ahurter.
Historique : XIIIe s. Je cuide estre mescreant, pource que je ne puis mon cuer ahurter à ce que je croie ou sacrement de l'autel XVe s. Quant [les sujets] reçoivent familiarités Des souverains, ils en sont ahurtés à faire moins devoir, obedience XVIe s. Gardons nous sur toutes choses de ce rocher, auquel on ne peut ahurter sans malencontre Il vault mieulx prester au coup, que, s'aheurtant à ne rien relascher, donner occasion à.... Les plus aheurtez à cette si juste persuasion de l'immortalité Il y en a de si aheurtez en leurs opinions, que.... Depuis il passa oultre le devoir et s'aheurta trop opiniastreme…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée AHEURTER (S').