ahan

ahan

nom, masculin, /aɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Grand effort, tel que celui que fait un homme qui fend du bois ou soulève un fardeau pesant. Suer d'ahan, faire une chose très pénible.

Étymologie : Provenç. afan ; catal. afany ; anc. espagn. afan ; ital. afa, affanno. Mot d'origine incertaine. Diez le regarde comme né en France et passé de là aux autres langues romanes. On trouve le composé enhaner, ce qui suppose un radical haner ; aussi du Cange le tire-t-il d'une exclamation de peine, de fatigue, han ! Diez n'est pas éloigné d'adopter cette étymologie ; cependant il note le mot kymri afan, combat, trouble. Mais un mot ainsi isolé ne donne rien de sûr.

Historique : XIe s. Moult [ils] ont eü et peines et ahans Que Guenes meure par merveilleus ahan XIIe s. Par cui [il] seüst nostre grant ahanage À mout grant peine et à mout grant ahan XIIIe s. Cest premier an Me gart cil Diex en mon droit san, Qui por nous ot paine et ahan, Et me gart l'ame XVe s. Tu n'as ne femme ne enfans, Tu n'as ne terre ne ahans [champs labourés], Qui ne soient tous mis à cense XVIe s. Ce villain mot de concluer M'a fait d'ahan le front suer Chacun se plainct que j'ay perdu Milan En grant enhan par guerre mal menée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Peine de corps, grand effort, tel que celui d’un homme qui fend du bois ou qui lève quelque pesant fardeau. Il est populaire et ne s’emploie que dans cette phrase, Suer d’ahan, Faire quelque chose de très pénible.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • ahans — pluriel — /aɑ̃/
  • ahan — singulier — /aɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ahan#2488.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.