agrément
nom, masculin, /aɡʁemɑ̃/ ou /aɡʁɛmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873)
s. m.
Consentement, approbation. Donner son agrément pour une chose. Il ne saurait disposer de cette maison qu'avec mon agrément.
J'ai présupposé qu'elle avait l'agrément de Madame — Bossuet (1627-1704)
Depuis la perte d'Antoine, ce fut un agrément quasi général pour la conduite d'Auguste — Saint-Évremond (1614-1703)
Qualité de ce qui plaît. L'agrément des lieux. Les agréments de l'esprit et du langage. Ayant plus d'agréments que de sagesse. Homme qui ne manque pas d'agrément. Les agréments de la figure.
Dieu avait préparé un charme innocent au roi d'Angleterre dans les agréments infinis de la reine son épouse — Bossuet (1627-1704)
Leurs esprits se sont frappés d'un agrément égal ; ç'a été un coup double — Mme de Sévigné (1626-1696)
Plaisir, sujet de contentement. Les fables ont beaucoup d'agrément. Cette terre est une propriété d'agrément.
La France, où les connaissances ont été portées aussi loin et les agréments de la vie plus loin que partout ailleurs — Fontenelle (1657-1757)
Je ne savais pas qu'il eût eu tant d'agrément à Versailles — Mme de Sévigné (1626-1696)
Ornement que l'on met aux vêtements et aux meubles.
Je fis cinq charges en tout : j'en fus quitte pour la croupière de mon courtaud coupée, et un agrément d'or de mon habit bleu déchiré — ST.-SIM.
Sons accessoires qui donnent au chant plus d'élégance et de grâce. Ce chanteur fait trop d'agréments. Notes d'agrément, dans la musique écrite, notes plus petites qu'on est libre de faire ou de ne pas faire.
Arts d'agréments, arts comme la musique et la danse qu'on apprend pour son plaisir et le plaisir des autres.
Lavement. Usité au XVIIe siècle ; inusité aujourd'hui, l'on dit remède.
Étymologie : Agréer 1 ; ital. agradimento.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action d’agréer. Il ne saurait disposer de cette maison qu’avec mon agrément. Il ne veut rien faire sans l’agrément de sa compagnie. La mère a donné son agrément pour ce mariage. Il obtint l’agrément du Roi pour cette charge.
Il signifie aussi Ce qui est agréable, ce qui charme, ce qui plaît. Cette femme n’est pas belle, mais elle a beaucoup d’agrément. Cette maison n’est pas régulièrement bâtie, mais elle a de grands agréments. La solitude a ses agréments. Il n’y a nul agrément dans cette pièce, dans cet ouvrage. Les agréments de la figure, de l’esprit. Cet homme trouve de grands agréments dans sa famille, dans sa profession, dans sa place, dans la compagnie dont il est.
Cette terre est une propriété d’agrément, par opposition avec Une propriété de rapport.
Il se dit au pluriel de Certains ornements qu’on met aux vêtements et aux meubles. Cette robe est trop unie, elle aurait besoin d’agréments, de quelques agréments.
Il se dit encore, en termes de Musique, soit vocale, soit instrumentale, des Ornements (trilles, roulades, etc.) que peut recevoir une note principale ou une mélodie. Ce chanteur fait trop d’agréments, Il fait trop de fioritures.
Arts d’agrément. Voyez
ART.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- agréments — pluriel — /aɡʁemɑ̃/ ou /aɡʁɛmɑ̃/
- agrément — singulier — /aɡʁemɑ̃/ ou /aɡʁɛmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée agrément#2448.