agio
nom, masculin, /aʒjo/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de banque. Bénéfice qui résulte du change de la monnaie et de l'échange des effets de commerce contre l'argent.
Agio est un terme de banque publique qui, dans son origine, signifie la différence entre l'argent courant et l'argent de banque ou le billet — MELON
Spéculation sur la hausse et la baisse des effets publics.
Les usuriers avaient gagné gros à trafiquer les papiers du roi ; on appelait ces gens-là agioteurs, et leur manége s'appelait agio — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Ital. aggio, qui, en ce sens, n'est qu'une autre forme de agio, aise (voy. AISE) ; l'agio étant considéré comme une aisance. St-Simon, plusieurs auteurs et la 2e édition du Dictionnaire de l'Académie écrivent agiot. Ce t est une lettre euphonique ajoutée pour former agioter, agiotage, agioteur. Agio, dans le sens qu'il a aujourd'hui, est né dans les dernières années de Louis XIV. Le Dictionnaire des Arrêts de Brillon, imprimé en 1727, au mot agio, dit que c'est un terme venu d'Italie et usité en Hollande pour marquer la différence entre l'argent de banque et l'argent courant, laquelle dépend d
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Change et de Banque — Plus-value ou prime des monnaies métalliques sur les monnaies de compte ou de banque. C’est aussi, dans les pays à double étalon monétaire, la prime de l’une des monnaies par rapport à l’autre. Il se confond très souvent avec le mot CHANGE, dont il prend l’acception. Si l’argent est abondant sur une place, l’agio est nul.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- agios — pluriel — /aʒjo/
- agio — singulier — /aʒjo/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée agio#2240.