affliction
nom, féminin, /afliksjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Peine morale. Profonde affliction. Être plongé dans l'affliction. Si vous voyez quelqu'un dans l'affliction. Le temps amortit les afflictions.
Dieu, qui voyez mon trouble et mon affliction — Jean Racine (1639-1699)
Quelque soulagement pour votre affliction — Pierre Corneille (1606-1684)
Malheur, tribulation. Il succomba sous les afflictions. Les pertes, les afflictions, les disgrâces. L'affliction et la misère publique dans les empires.
Si toutes ces souffrances et toutes ces afflictions étaient prises, acceptées, offertes en sacrifice et présentées par un esprit de foi, tout profiterait alors pour la vie éternelle, et rien ne serait perdu — Bourdaloue (1632-1704)
Dans mes afflictions, dans toutes mes traverses et tous les chagrins inséparables de la misère humaine — Bourdaloue (1632-1704)
En termes de spiritualité, le pain de l'affliction. Nourri du pain de l'affliction.
Étymologie : Afflictio (voy. AFFLIGER) ; provenç. affliction ; espagn. affliccion ; ital. affizione.
Historique : XIe s. [Qu'il] les prie et serve par grant afflictiun XIIe s. [Il] s'en est entrez à grant affliction Quant ert entré laenz, dunc jut en oreisun, E en plur e en lermes e en afflictiun Certes je prierai al seignur de vertuz : Venge le sanc des tuens, Deus, qui est espanduz, E les afflictiuns, dunt numbres est oüs [eu] XIIIe s. Humeliez me sui en afflictions ; sire Dieux, met moi en vie pardurable XIVe s. Si comme aucune afflicion ou peine corporel Car eulx punissent et establissent peines et afflictions à tous ceux qui font mal XVIe s. Il n'appartient pas aux fideles d'affliger [frapper, punir]…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
état d’abattement produit par un événement malheureux. Grande, extrême affliction. Cela lui causa une affliction mortelle. Il est dans l’affliction, dans l’affliction la plus profonde. Les consolations indiscrètes ne font qu’aigrir les grandes afflictions.
Il se dit quelquefois des Accidents, des malheurs mêmes qui sont une cause d’affliction. Les afflictions qu’il plaît à Dieu de nous envoyer.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- afflictions — pluriel — /afliksjɔ̃/
- affliction — singulier — /afliksjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée affliction#1949.