afféterie
nom, féminin · /afɛtəʁi/
Usage : peu fréquent (0.20 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Littéraire. Affectation maniérée et recherchée dans les manières, le langage ou le style, jugée comme un excès de préciosité, terme littéraire.
Il parlait avec une afféterie qui amusait tout le salon.
Synonyme : préciosité.
« Rien ne se refuse dans les embrassements d'une femme artificieuse.... les moindres de ses afféteries emportaient les grâces des criminels »Guez de Balzac (1597-1654)
« Eut recours aux regards remplis d'afféterie »La Fontaine (1621-1695)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- afféteries : pluriel · /afɛtəʁi/
- afféterie : singulier · /afɛtəʁi/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
s. f.
Recherche mignarde dans les manières ou dans le langage.
Eut recours aux regards remplis d'afféterieLa Fontaine (1621-1695)
Dont l'œil rit mollement avec afféterieMathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : Affété.
Historique : XVIe s. J'eus honte que mes caprioles et affecteries de cour me fissent entrer sans barbe où ces vieillards estoient refuzés Vous n'estes point subjecte à faire des affaiteries [coquetteries] comme la plupart d'elles font Langage sans affeterie [tromperie]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. f.
Manière précieuse de parler ou d’agir. Il y a trop d’afféterie dans tout ce qu’elle fait. Les afféteries d’une coquette, d’une précieuse. L’afféterie du style.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée afféterie#2057.