adultère
adjectif, /adyltɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Académie 1935 (3 sens)
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui viole la foi conjugale. époux adultère. Commerce adultère. Amour adultère. Femme adultère.
Il se dit quelquefois, par extension, dans le style oratoire ou poétique, des Choses qui offrent un mélange vicieux. Mélange adultère. Assemblage adultère.
Il s’emploie aussi comme nom; et alors il se dit de Celui, de celle qui viole la foi conjugale. Ni les fornicateurs ni les adultères ne posséderont le royaume des cieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- adultères — pluriel — /adyltɛʁə/
- adultère — singulier — /adyltɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée adultère#1686.
adultéré
adjectif, /adyltɛʁe/ ou /adylteʁe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Médicaments adultérés.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- adultérées — pluriel féminin — /adylteʁe/ ou /adyltɛʁe/
- adultérés — pluriel masculin — /adylteʁe/ ou /adyltɛʁe/
- adultérée — singulier féminin — /adylteʁe/ ou /adyltɛʁe/
- adultéré — singulier masculin — /adylteʁe/ ou /adyltɛʁe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée adultéré#1699.
adultère
nom, /adyltɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (1 sens)
Littré (1873)
S. m. et f. Celui ou celle qui viole la foi conjugale. Les fornicateurs et les adultères.
Faut-il que sur le front d'un profane adultère Brille de la vertu le sacré caractère ? — Jean Racine (1639-1699)
Adj. Qui viole la foi conjugale. Époux adultère. Tableaux ou estampes qui représentent la femme adultère de l'Évangile.
Flamme adultère — Jean Racine (1639-1699)
Par extension, ce qui offre un mélange vicieux, coupable.
Pour rendre à d'autres dieux un honneur adultère — Jean Racine (1639-1699)
Fig.
Votre lumière ne luit pas sur les âmes adultères et corrompues — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Adultère est une formation récente faite sur le modèle d'adulterium, et comme s'il y avait un mot latin adulterius. La forme ancienne est avoutre ou aoutre ; provenç. adultre, avoutre, avoutro. En effet, le latin adulter ayant l'accent sur du, le mot français dut l'avoir sur la même syllabe : ce qui est dans avoutre, dans le provençal, dans l'italien et l'espagnol adultero. On trouve dans un texte du XIe siècle : Ben li leist [est permis] ocire la avultere [la femme adultère] Il faudrait donc admettre un bas-latin adulterius ayant l'accent par conséquent sur te. Mais le texte des Lois de Guill
Historique : XIIIe s. Et un autre homme elle a choisi, En guise d'avoutre ou d'ami
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873)
s. m.
Violement de la foi conjugale. Commettre un adultère. Né d'un adultère. Fruit d'un adultère. Adultère simple, terme d'ancienne législation, celui qui est commis par une personne mariée avec une personne non mariée. Adultère double, celui que commettent ensemble un homme marié et une femme mariée.
Ici dispensez-moi du récit des blasphèmes Qu'ils ont vomis tous deux contre Jupiter mêmes ; L'adultère et l'inceste en étaient les plus doux — Pierre Corneille (1606-1684)
Et par où votre amour se peut-il couronner, Si pour moi votre hymen n'est qu'un lâche adultère ? — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Provenç. adulteri ; espagn. et ital. adulterio ; de adulterium, de ad, à, et ulter pour alter, autre (voy. AUTRE). L'ancien français, avoltierge, avoutire, le français moderne, adultère, sont régulièrement formés du latin avec l'accent sur la syllabe qui correspond à te accentué en latin. La forme avulterie n'y déroge qu'en apparence ; c'est une différence d'orthographe pour avultiere, comme apostolie pour apostoile.
Historique : XIe s. Si le pere truvet sa file en avulterie en sa maisoun.... XIIe s. Tu ne feras mie avoltierge ; mais je vous di : s'alcuns voit une femme pour li aconvoitier, cil at jà fait avoltierge en son cuer XIIIe s. Tant comme il furent ensanle, il furent en avoltire Si que Vulcanus li felons, Ardans de jalousie et d'ire, Jà ne provast lor avoltire.... Jà n'oïstes vous onque dire Que j'aie fait nul avoutire, Se li fol qui le vous conterent Par mauvestié nel controverent XIVe s. Et en operacions, adultere, larrecin, homicide, ces choses jà et toutes telles sont malvaises selon elles meismes Et que e…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- adultères — pluriel — /adyltɛʁə/
- adultère — singulier — /adyltɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée adultère#1685.