adulation
nom, féminin, /adylasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Flatterie. L'impudence de l'adulation alla si loin ... De vaines adulations.
Si vous prétendez vous en rendre digne par des bassesses, des soins, des assiduités, des adulations, des sollicitations humaines, vous êtes un profane qui achetez le don de Dieu — Massillon (1663-1742)
Il n'estimait la voix de l'adulation Qu'en ce qu'elle a d'utile à son ambition — Népomucène Lemercier (1771-1840)
Étymologie : Adulatio, de adulari, aduler ; provenç. adulatio, azulatio ; espagn. adulacion ; ital. adulazione. Ce mot, qui était encore peu usité aux XIIIe et XIVe siècles, était tombé en désuétude au XVIe siècle. Il fut repris à la fin du XVIIe siècle.
Historique : XIIIe s. Par barat estuet barater, Servir, chuer, blandir, flater Par hours, par adulacions XIVe s. Et pour ce plusieurs aiment que l'on leur face adulacion XVe s. Sera recité par moy veritablement et sanz aucune adulation le principe et mouvement de ceste present petite compillation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action d’aduler. Il y a trop d’adulation à cela. C’est une adulation honteuse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- adulations — pluriel — /adylasjɔ̃/
- adulation — singulier — /adylasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée adulation#1679.