adorable
adjectif, /adɔʁablə/ ou /adoʁablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Digne d'être adoré. Dieu seul est adorable.
Jeune peuple, courez à ce maître adorable — Jean Racine (1639-1699)
Cet adorable maître nous a dit que son joug est doux et son fardeau léger — Bourdaloue (1632-1704)
En parlant d'une maîtresse. Une femme adorable, une adorable amie.
Yeux adorables — Rotrou (1609-1650)
Ô dieux qui, comme vous, la rendez adorable, Rendez-la, comme vous, à mes vœux exorable — Pierre Corneille (1606-1684)
Par exagération, se dit de tout ce que l'on estime ou on aime extrêmement. Ne peut se mettre avant le substantif que quand le substantif n'est pas monosyllabe, ou, étant monosyllabe, ne commence ni par une voyelle, ni par une h muette.
Il est adorable du bon courage qu'il a de vouloir venir — Mme de Sévigné (1626-1696)
Dans les bouts-rimés, je vous trouve adorable — Molière (1622-1673)
Étymologie : Adorabilis, de adorare, adorer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est digne d’être adoré. Dieu seul est adorable. Les mystères de la religion sont adorables. La providence de Dieu est adorable en toutes choses.
Par exagération, Cette femme est adorable. Cet homme est d’un caractère adorable. Une bonté adorable. Le style de cet auteur est d’une grâce adorable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- adorables — pluriel — /adɔʁablə/ ou /adoʁablə/
- adorable — singulier — /adɔʁablə/ ou /adoʁablə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée adorable#1616.