achèvement
nom, masculin, /aʃɛvəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action d'achever. Donner l'achèvement à un ouvrage.
Et pour l'achèvement d'une plus grande chose — Jean Mairet (1604-1686)
Fig. La perfection dont un ouvrage est susceptible.
Il y a toujours de l'imperfection aux œuvres de la nature, et elle n'apporte jamais tant de soin à l'achèvement de ce qu'elle fait qu'elle ne laisse quelque côté plus faible — Guez de Balzac (1597-1654)
Elles m'ont donné l'achèvement d'une joie parfaite — Mme de Sévigné (1626-1696)
En termes de critique littéraire, l'achèvement est ce qui complète le dénoûment d'un ouvrage. Dans l'Iliade, la réconciliation d'Achille et d'Agamemnon est le dénoûment ; la mort d'Hector est l'achèvement.
Étymologie : Achever.
Historique : XVe s. En pensant à l'achevement de cette oreille
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action d’achever ou Résultat de cette action. Il ne manque plus qu’un portail pour l’achèvement de cette église. L’achèvement de son travail dépendra de sa santé. On dit aussi ACHEVAGE , en termes d’Arts, spécialement pour les ouvrages de poterie.
Il se dit figurément de la Perfection dont un ouvrage est susceptible. Cet ouvrage n’est pas arrivé à son dernier degré d’achèvement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- achèvements — pluriel — /aʃɛvəmɑ̃/
- achèvement — singulier — /aʃɛvəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée achèvement#967.