accusation
nom, féminin, /akyzasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action en justice par laquelle on accuse quelqu'un. Les chefs d'accusation. Accusation d'empoisonnement. Intenter une accusation contre quelqu'un. Dresser une accusation. Par son éloquence, l'avocat ruina l'accusation. Il se lava de l'accusation de péculat. Il défendit aux tribunaux d'admettre les accusations de fourberie.
L'accusation qu'il suscita contre cet ecclésiastique — Pascal (1623-1662)
Toute espèce de reproche, d'imputation. Ne prêtons pas l'oreille aux accusations. Il fut indisposé contre moi par des accusations mal fondées.
Former des accusations contre quelqu'un — Boileau (1636-1711)
Au sens passif, l'accusation de quelqu'un, l'accusation dont il est l'objet.
Encore que ses accusations soient incessamment aux oreilles de V. M. ... — Pellisson (1624-1693)
Action de révéler, de confesser.
Nous entendons tous les jours des pécheurs qui mêlent à l'accusation de leurs fautes les maximes du siècle et le langage des passions — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Provenç. accusation ; espagn. acusacion ; ital. accusazione ; de accusatio, de accusare, accuser. Dans l'ancien français, on ne se servait guère que d'accusement dont les exemples abondent. Accusement a été employé jusque dans le XVIe s. : Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien Quant à accusation cité plus haut de Beaumanoir, c'est une forme faite directement sur le latin et non un mot d'origine. La forme d'origine eût été acusaison, comme raison, oraison, etc.
Historique : XIIIe s. Verités est que toutes accusations de foy, à savoir mon qui croit bien en le [la] foy et qui non, la conoissance en appartient à sainte Eglise XVIe s. Le peuple ayant mis en justice d'accusation capitale ses capitaines
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action en justice par laquelle on accuse quelqu’un. Accusation capitale. Il y a plusieurs chefs d’accusation contre lui. Former, intenter, susciter une accusation. Il a été mis en accusation. Lire au prévenu son acte d’accusation.
Il se dit aussi généralement de Tout reproche, de toute imputation qu’on fait à une personne de quelque faute, de quelque défaut que ce soit. Vous l’accusez de paresse, de peu d’exactitude, c’est une accusation mal fondée. On l’accuse de beaucoup de désordres, mais ce sont des accusations calomnieuses. Des accusations graves, légères, vagues.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- accusations — pluriel — /akyzasjɔ̃/
- accusation — singulier — /akyzasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée accusation#850.