accoutumance

accoutumance

nom, féminin, /akutymɑ̃sə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de s'accoutumer.

    La jeunesse change de goûts par l'ardeur du sang, et la vieillesse conserve les siens par l'accoutumance — LAROCHEF.

    C'est une marque de l'accoutumance au péché, que de pécher sans remords — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Accoutumer ; picard, acoutumanche ; provenç. acosdumnansa ; ital. accostumanza.

Historique : XIIIe s. Il ne s'en pooit pas tenir Qu'il ne lui portast reverence Par la force d'accoustumance XIVe s. Les autres par malvese acoustumance, les autres pour la très grant malice et perversité de leur nature Et est telle qualité acquise par estude ou par acoustumance Convient que l'ame de l'auditeur soit preparée par bones acoustumances à ce que elle se delette et esjoisse en bien XVe s. Urbain VI voult retrancher aux cardinaux plusieurs choses de leur droit et outre leurs acoustumances XVIe s. Elle gaigna cela par l'accoustumance qui....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Habitude que l’on prend de faire ou de souffrir quelque chose. Mauvaise accoutumance. L’accoutumance rend tout facile.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • accoutumances — pluriel — /akutymɑ̃sə/
  • accoutumance — singulier — /akutymɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée accoutumance#775.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.