accolade

accolade

nom, féminin, /akoladə/ ou /akɔladə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Embrassade en jetant les bras autour du cou.

    Dans une accolade bien tendre Nous mêlerons nos cheveux blancs — Béranger (1780-1857)

  2. Coup du plat de l'épée donné sur le cou d'un chevalier, lors de sa réception.

    Comme son chevalier en reçut l'accolade — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Après avoir reçu l'accolade et l'ordre de chevalerie — HAM.

  3. Sorte de trait de cette forme { servant dans l'écriture à embrasser plusieurs objets.

  4. En termes de cuisine, accolade de lapereaux, deux lapereaux servis ensemble.

  5. Terme d'architecture. Certaines courbes qui couronnent les linteaux de portes et de fenêtres.

Étymologie : Accoler.

Historique : Dans la langue d'oïl on disait non l'accolade, mais plus souvent l'acolée ; elle se donnait avec la main ou avec l'épée sur le chignon du cou, et, par extension, se prenait pour un coup quelconque. XIIIe s. L'acolée [de chevalier] [le roi] leur donne, puis les ala baiser XVIe s. Lors, que de cheres et grandes accollées

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action d’embrasser en mettant les bras autour du cou. De grandes accolades. Donner l’accolade à un officier après l’avoir fait reconnaître. Accolade fraternelle.

  2. Il s’est dit aussi d’Une des principales cérémonies observées dans la réception d’un chevalier, et qui consistait ordinairement à donner trois coups du plat de l’épée sur l’épaule ou sur le cou de celui qu’on armait chevalier, après quoi on l’embrassait. Donner, recevoir l’accolade.

  3. Il se dit, par analogie, d’une Sorte de trait en forme de crochet brisé à son milieu , qui sert, dans l’écriture et l’impression, à embrasser plusieurs objets, soit pour en former un tout, soit pour montrer ce qu’ils ont de commun ou d’analogue entre eux. L’accolade s’emploie souvent dans les comptes, dans la formation des tableaux, etc., et se place, suivant le besoin, horizontalement ou verticalement. Réunir plusieurs articles, plusieurs colonnes par une accolade. On joint par une accolade les portées de toutes les différentes parties d’une pièce de musique.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • accolades — pluriel — /akɔladə/ ou /akoladə/
  • accolade — singulier — /akɔladə/ ou /akoladə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée accolade#663.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.