accablement
nom, masculin, /akabləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
État d'une personne, d'un corps, d'un esprit, d'un peuple accablés. Être dans l'accablement de la douleur. Son accablement est extrême. Plongé dans l'accablement.
Et je préférerais un peu d'emportement Aux plus humbles devoirs d'un tel accablement — Pierre Corneille (1606-1684)
On croit cette imposition prématurée dans l'accablement où sont les peuples — Bossuet (1627-1704)
Action d'accabler.
Pour dernier accablement, son adversaire lui donna un coup de pied — Scarron (1610-1660)
Surcharge. Accablement d'affaires.
Que deviennent les lois et le prodigieux accablement de leurs commentaires ? — La Bruyère (1645-1696)
Si c'est trop de se trouver chargé d'une seule famille, si c'est assez d'avoir à répondre de soi seul, quel poids, quel accablement que celui que donne un royaume ! — La Bruyère (1645-1696)
Étymologie : Accabler.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
état d’une personne accablée par la maladie ou par l’affliction. Accablement de corps. Accablement d’esprit. Sa maladie l’a mis dans un si grand accablement qu’il a peine à se soutenir. Depuis la mort de son fils, il est dans le dernier accablement. Il est dans un accablement d’affaires, de travail, qui lui laisse à peine le temps de respirer.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- accablements — pluriel — /akabləmɑ̃/
- accablement — singulier — /akabləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée accablement#550.