aboyeur
nom, masculin, /abwajœʁ/
Voir aussi : forme féminine aboyeuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de chasse. Sorte de chiens qui aboient à la vue du sanglier sans en approcher.
Fig. Celui qui poursuit ardemment une chose. Un aboyeur de successions.
Celui qui fatigue par des criailleries, par des importunités pressantes. Il a beaucoup d'aboyeurs ; ce sont ses créanciers. Ce critique n'est qu'un aboyeur. C'est un terrible aboyeur.
Quelque Fréron.... Vient l'entamer de sa dent mercenaire ; à l'aboyeur il reste abandonné — Voltaire (1694-1778)
Crieur qui se tient à la porte des théâtres pour appeler les voitures, et aussi crieur qui dans les rues vend des complaintes, des nouvelles, etc.
Adjectivement. Des dogues aboyeurs Rien n'empêche d'employer aboyeur au féminin : aboyeuse.
Historique : XIIIe s. Se l'une estoit maistre abaeresse [aboyeuse], Et l'autre maistre lecharesse [gourmande], Moult furent bien les deux d'un cuer [cœur] XVIe s. Une meutte de chiens, de limiers, des aboieurs, des chiens pour le fauve Ils chassent seulement avec la arquebuse ou arbalestre et l'abboyeur
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Chasse — Chien qui aboie à la vue du sanglier, sans en approcher.
Il signifie au figuré Celui qui fatigue par des criailleries importunes, par des injures. Ce polémiste n’est qu’un aboyeur. Un méchant aboyeur. Un aboyeur fatigant.
Il se dit aussi de Celui qui, à la porte des théâtres, hôtels, cafés, restaurants, etc., appelle les voitures.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- aboyeurs — pluriel — /abwajœʁ/
- aboyeur — singulier — /abwajœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée aboyeur#242.