abjection
nom, féminin · /abʒɛksjɔ̃/
Usage : d'usage courant (1.41 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
État de grande bassesse morale qui inspire le mépris et le dégoût.
« On ne remarque chez cette nation [espagnole] aucun de ces tours de phrase qui annoncent l'abjection des pensées »Chateaubriand (1768-1848)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- abjections : pluriel · /abʒɛksjɔ̃/
- abjection : singulier · /abʒɛksjɔ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. f.
État abject. Tomber dans l'abjection. Il vécut dans la débauche et l'abjection. L'abjection des sentiments. Pour abaisser notre orgueil et relever notre abjection.
On ne remarque chez cette nation [espagnole] aucun de ces tours de phrase qui annoncent l'abjection des penséesChateaubriand (1768-1848)
Terme de dévotion. Humiliation profonde devant Dieu. Une abjection volontaire et une entière abnégation des honneurs.
En style de l'Écriture, rebut. L'opprobre des hommes et l'abjection du peuple.
Étymologie : Provenç. abjectio ; ital. abbiezzione ; de abjectione, de abjectus (voy. ABJECT).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. f.
état d’abaissement qui attire le mépris de tous. Vivre dans l’abjection. Il s’est relevé de l’abjection, de l’état d’abjection où il était tombé.
Il se dit également de Choses basses et méprisables. L’abjection de ses sentiments et de ses moeurs. L’abjection de sa conduite, de son langage.
Il signifie Objet de rebut, dans cette phrase de l’écriture sainte : L’opprobre des hommes et l’abjection du peuple.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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