subordination
nom, féminin · /sybɔʁdinasjɔ̃/
Usage : peu fréquent (0.78 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Rapport de dépendance qui place une personne ou un groupe sous l'autorité d'un autre, notamment dans une hiérarchie professionnelle ou militaire.
Le salarié est lié à son employeur par un lien de subordination.
Synonyme : dépendance.
« Il n'y aura plus sur la terre ni police, ni sûreté, ni subordination, ni société réglée, ni principes certains de bonnes mœurs »Fénelon (1651-1715)
« Rien ne donne plus de force aux lois que la subordination extrême des citoyens aux magistrats »Montesquieu (1689-1755)
Fait, pour une chose, d'être placée dans une relation de dépendance par rapport à une autre qui la conditionne ou lui est supérieure.
La subordination de la qualité au rendement a ruiné peu à peu le projet.
Synonyme : dépendance.
« Ce ne sont que des biens subordonnés au premier bien qui est le salut ; d'où il s'en suit que je ne dois les désirer qu'avec cette subordination »Bourdaloue (1632-1704)
Grammaire. En grammaire, relation par laquelle une proposition dépend d'une autre dont elle constitue un simple élément.
La subordination se reconnaît ici à la conjonction parce que, qui introduit la proposition.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- subordinations : pluriel · /sybɔʁdinasjɔ̃/
- subordination : singulier · /sybɔʁdinasjɔ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. f.
Certain ordre établi entre les personnes, et qui fait que les unes dépendent des autres. La subordination maintient la discipline dans les armées. L'esprit de subordination.
Il n'y aura plus sur la terre ni police, ni sûreté, ni subordination, ni société réglée, ni principes certains de bonnes mœursFénelon (1651-1715)
Particulièrement. Dépendance d'une personne à l'égard d'une autre. Il est toujours demeuré dans une grande subordination à l'égard d'un tel.
Il [Lysandre] devait se souvenir qu'il n'est jamais permis à un inférieur de sortir des bornes d'une juste subordinationRollin (1661-1741)
Rien ne donne plus de force aux lois que la subordination extrême des citoyens aux magistratsMontesquieu (1689-1755)
Dépendance où certaines choses sont à l'égard de quelques autres. La subordination de la pharmacie à la médecine, de la gravure à la peinture.
Ce ne sont que des biens subordonnés au premier bien qui est le salut ; d'où il s'en suit que je ne dois les désirer qu'avec cette subordinationBourdaloue (1632-1704)
La subordination des idées est altérée à proportion qu'on se conforme moins à leur plus grande liaisonCONDIL.
Terme de grammaire. La dépendance d'un verbe par rapport à un autre mot de la même phrase. Syntaxe de subordination.
Étymologie : Lat. subordinationem, de sub, sous, et ordinare, ordonner.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 4 sens
n. f.
Ordre établi entre des personnes et qui fait que les unes dépendent des autres. établir, maintenir la subordination. L’esprit de subordination maintient la discipline dans les armées.
Il désigne particulièrement la Dépendance d’une personne à l’égard d’une autre. Il y a subordination du lieutenant au capitaine.
Il se dit également de la Dépendance où certaines choses sont à l’égard d’autres. La subordination des espèces aux genres.
En termes de Grammaire, il désigne l’Action d’unir une proposition secondaire à une proposition principale. Syntaxe de subordination. Les conjonctions de subordination.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée subordination#58869.