souffler
verbe · /sufle/
Usage : fréquent (56 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Expulser de l'air par la bouche, notamment pour éteindre une flamme ou refroidir quelque chose.
Elle a soufflé les bougies de son gâteau.
« Souffle sur ton amour, ami, si tu me crois, Ainsi que pour m'éteindre elle a soufflé sur moi [c'est une lampe qui parle] »André Chénier (1762-1794)
« Qu'il lui faille en décembre Souffler, faute de bois, Dans ses doigts »Béranger (1780-1857)
Produire un courant d'air, en parlant du vent.
Le vent souffle fort sur la côte.
« En le faisant détoner [le salpêtre], on le voit souffler son propre feu, comme le ferait un soufflet étranger »Buffon (1707-1788)
Reprendre haleine, s'accorder un moment de répit après un effort.
Arrêtons-nous un instant pour souffler.
Dire discrètement à quelqu'un ce qu'il doit répondre ou déclarer.
Un camarade m'a soufflé la réponse pendant l'interrogation.
« Qui vous a pu souffler une si folle audace ? »Boileau (1636-1711)
« Ce n'est pas seulement prédire, c'est souffler la rébellion, que de parler de la sorte »Bossuet (1627-1704)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : ne pas souffler mot · souffler comme un bœuf · souffler dans le ballon · souffler le chaud et le froid · souffler sur les braises
Grammaire et formes (51)
- soufflerions : conditionnel présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /sufləʁjɔ̃/
- soufflerais : conditionnel présent 1ʳᵉ pers. singulier · /sufləʁɛ/
- souffleriez : conditionnel présent 2ᵉ pers. pluriel · /sufləʁje/
- soufflerais : conditionnel présent 2ᵉ pers. singulier · /sufləʁɛ/
- souffleraient : conditionnel présent 3ᵉ pers. pluriel · /sufləʁɛ/
- soufflerait : conditionnel présent 3ᵉ pers. singulier · /sufləʁɛ/
- soufflons : impératif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /suflɔ̃/
- soufflez : impératif présent 2ᵉ pers. pluriel · /sufle/
- souffle : impératif présent 2ᵉ pers. singulier · /suflə/
- soufflerons : indicatif futur 1ʳᵉ pers. pluriel · /sufləʁɔ̃/
- soufflerai : indicatif futur 1ʳᵉ pers. singulier · /sufləʁe/
- soufflerez : indicatif futur 2ᵉ pers. pluriel · /sufləʁe/
- souffleras : indicatif futur 2ᵉ pers. singulier · /sufləʁa/
- souffleront : indicatif futur 3ᵉ pers. pluriel · /sufləʁɔ̃/
- soufflera : indicatif futur 3ᵉ pers. singulier · /sufləʁa/
- soufflions : indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel · /suflijɔ̃/
- soufflais : indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier · /suflɛ/
- souffliez : indicatif imparfait 2ᵉ pers. pluriel · /suflije/
- soufflais : indicatif imparfait 2ᵉ pers. singulier · /suflɛ/
- soufflaient : indicatif imparfait 3ᵉ pers. pluriel · /suflɛ/
- soufflait : indicatif imparfait 3ᵉ pers. singulier · /suflɛ/
- soufflâmes : indicatif passé 1ʳᵉ pers. pluriel · /suflamə/
- soufflai : indicatif passé 1ʳᵉ pers. singulier · /sufle/
- soufflâtes : indicatif passé 2ᵉ pers. pluriel · /suflatə/
- soufflas : indicatif passé 2ᵉ pers. singulier · /sufla/
- soufflèrent : indicatif passé 3ᵉ pers. pluriel · /suflɛʁə/
- souffla : indicatif passé 3ᵉ pers. singulier · /sufla/
- soufflons : indicatif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /suflɔ̃/
- souffle : indicatif présent 1ʳᵉ pers. singulier · /suflə/
- soufflez : indicatif présent 2ᵉ pers. pluriel · /sufle/
- souffles : indicatif présent 2ᵉ pers. singulier · /suflə/
- soufflent : indicatif présent 3ᵉ pers. pluriel · /suflə/
- souffle : indicatif présent 3ᵉ pers. singulier · /suflə/
- souffler : infinitif · /sufle/
- soufflées : participe passé pluriel féminin · /sufle/
- soufflés : participe passé pluriel masculin · /sufle/
- soufflée : participe passé singulier féminin · /sufle/
- soufflé : participe passé singulier masculin · /sufle/
- soufflant : participe présent · /suflɑ̃/
- soufflassions : subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel · /suflasjɔ̃/
- soufflasse : subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier · /suflasə/
- soufflassiez : subjonctif imparfait 2ᵉ pers. pluriel · /suflasje/
- soufflasses : subjonctif imparfait 2ᵉ pers. singulier · /suflasə/
- soufflassent : subjonctif imparfait 3ᵉ pers. pluriel · /suflasə/
- soufflât : subjonctif imparfait 3ᵉ pers. singulier · /sufla/
- soufflions : subjonctif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /suflijɔ̃/
- souffle : subjonctif présent 1ʳᵉ pers. singulier · /suflə/
- souffliez : subjonctif présent 2ᵉ pers. pluriel · /suflije/
- souffles : subjonctif présent 2ᵉ pers. singulier · /suflə/
- soufflent : subjonctif présent 3ᵉ pers. pluriel · /suflə/
- souffle : subjonctif présent 3ᵉ pers. singulier · /suflə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 23 sens
v. n.
Pousser l'air d'une façon quelconque. Ce soufflet est percé, il ne souffle plus. Impersonnellement. Fig. Regarder de quel côté le vent souffle, observer les conjonctures. Terme de l'Écriture. L'esprit souffle où il veut, Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît.
Annibal [à Cannes].... avait rangé ses troupes de sorte que le vent Vulturne, qui se lève dans un certain temps réglé, devait souffler directement contre le visage des Romains pendant le combat, et les inonder de poussièreRollin (1661-1741)
Par un hasard assez singulier, il soufflait des vents opposés en Savoie et en PiémontHorace-Bénédict de Saussure (1740-1799)
Particulièrement. Faire du vent en poussant de l'air par la bouche. Souffler dans un instrument à vent. Fig. Ne pas souffler, ne dire mot. N'oser souffler, ne pas souffler, ne pas oser ouvrir la bouche pour se plaindre ou pour s'excuser. Ne pas souffler d'une chose, n'en rien dire. Fig. Il croit qu'il n'y a qu'à souffler et à remuer les doigts, se dit d'un homme qui s'imagine qu'une chose est aisée, bien qu'elle soit difficile.
Trois fois en vain elle souffla Pour rendre vie à sa chandelleScarron (1610-1660)
D'abord avec son haleine Il se réchauffe les doigts ; Puis sur le mets qu'on lui donne, Délicat, il souffle aussiLa Fontaine (1621-1695)
Souffler sur, éteindre en soufflant. Fig. Souffler sur, détruire, faire disparaître. Terme de l'Écriture. Dieu a soufflé sur cette race impie et en a fait sécher la racine, il a détruit, exterminé cette race. Dans le même langage : Le Seigneur a soufflé sur l'amas de leurs richesses, et l'a dissipé comme de la poussière.
Souffle sur ton amour, ami, si tu me crois, Ainsi que pour m'éteindre elle a soufflé sur moi [c'est une lampe qui parle]André Chénier (1762-1794)
Qu'ils aient le courage de s'élever au-dessus de l'instant où ils vivent, ils verront de loin la postérité souffler sur ces nuages, et condamner à un mépris éternel ceux qui ont eu la honte de les rassemblerD'Alembert (1717-1783)
Souffler sur, se dit aussi des sorciers qui se servaient de leur souffle comme d'un moyen d'enchantement. Les fées ont soufflé sur lui, il a reçu de la fortune toute sorte d'avantages.
Tous les prétendus sorciers soufflaient et soufflent encore sur ceux qu'ils imaginent ensorcelerVoltaire (1694-1778)
Camille : Si le curé de votre paroisse soufflait sur un verre d'eau, et vous disait que c'est un verre de vin, le boiriez-vous comme tel ? - Perdican : Non. - Camille : Si le curé de votre paroisse soufflait sur vous, et me disait que vous m'aimerez toute votre vie, aurais-je raison de le croire ?A. DE MUSS.
Respirer avec peine, avec effort. Il souffle après avoir chanté. On dit qu'un cheval souffle, quand il a de l'essoufflement. Reprendre haleine. J'ai besoin de souffler un peu. Laissez souffler les chevaux.
L'attelage suait, soufflait, était renduLa Fontaine (1621-1695)
Je leur demanderais volontiers qu'au lieu de leur course impétueuse ils voulussent plusieurs fois reprendre haleine, souffler un peu, et laisser souffler leurs auditeursLa Bruyère (1645-1696)
Souffler aux oreilles de quelqu'un, lui parler souvent pour le gagner, pour le séduire. Les flatteurs lui soufflent sans cesse aux oreilles.
Terme rural. Se dit des taupes dans la saison où elles travaillent.
Dans les moulins à poudre, lorsque les matières ne sont pas assez humectées dans les mortiers, elles en sortent en poussière sous les coups du pilon ; on dit alors que le mortier ou la matière souffle, Aide-mémoire d'artillerie du général de Gassendi.
Chercher la pierre philosophale ; locution qui vient des fourneaux que les alchimistes entretenaient en soufflant.
Bréanté se maria médiocrement, et se ruina en plein ; on prétendit que ce fut à soufflerSaint-Simon (1675-1755)
V. a. Faire du vent sur une chose. Souffler le feu. Fig. Souffler le feu, l'incendie, exciter la dissension. Fig. et populairement. Il souffle des pois, il ronfle d'une manière très bruyante. Souffler une chandelle, souffler sur la flamme d'une chandelle pour l'éteindre. En un sens analogue. Souffler quelque chose, l'enlever en soufflant.
En le faisant détoner [le salpêtre], on le voit souffler son propre feu, comme le ferait un soufflet étrangerBuffon (1707-1788)
Les jésuites et maints autres ambitieux et brouillons soufflaient sans cesse le feuSaint-Simon (1675-1755)
Terme d'artillerie. Souffler les canons, y brûler une petite quantité de poudre pour en faciliter le nettoyage.
Souffler le verre, souffler l'émail, former du verre ou de l'émail, en soufflant avec la bouche dans un tuyau de fer pour la verrerie, et de verre pour l'émail, tuyau dont on trempe le bout dans la matière liquide.
Je pensai que les anciens.... ignoraient l'art de le couler [le verre] pour en faire de grandes glaces, qu'ils n'avaient tout au plus que celui de le souffler et d'en faire des bouteilles et des vasesBuffon (1707-1788)
Souffler l'orgue, donner du vent aux tuyaux d'orgue par le moyen des soufflets. Jouer en soufflant.
Un marouffle, Mis à neuf, Joue et souffle, Comme un bœuf, Une marche De LuzarcheVictor Hugo (1802-1885)
Souffler un veau, un mouton, faire pénétrer de l'air entre la chair et la peau, afin d'en séparer celle-ci plus aisément. Fig.
Ce n'est pas tout d'agencer des paroles, Et de souffler de froides hyperbolesJean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Note, style lapidaire n'est bon qu'à souffler des nainsJean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Terme de marine. Appliquer un soufflage à un navire (ce qui est en quelque sorte le souffler).
...Que le côté du vaisseau où on a employé du bois vert est beaucoup plus léger que l'autre, qu'ainsi il ne peut pas bien porter la voile, et qu'on est obligé de le souffler ou de lui faire de grands radoubs
J'armai à Rochefort l'Ambitieux ; et, comme c'était un vaisseau neuf qui ne portait point du tout la voile, je me trouvai dans la nécessité de le faire souffler
Terme de chasse. Ce chien a soufflé le poil au lièvre, il a presque appuyé le museau dessus et il l'a manqué. On dit aussi : Il lui soufflait au poil, il le suivait de très près. Fig. et familièrement. Souffler au poil de quelqu'un, le poursuivre de très près. Il faillit être pris, les gendarmes lui soufflaient au poil. Terme de maréchalerie. La matière souffle aux poils, du pus apparaît sur la couronne, cela indique un décollement du sabot du cheval.
Envoyer par le souffle. Souffler le froid et le chaud, diriger son souffle de manière qu'à volonté il rafraîchisse ou réchauffe. Fig. Souffler le froid et le chaud, parler pour et contre une chose ou une personne, être tour à tour d'avis contraires.
Vous savez tout ce que la fortune a soufflé sur la duchesse de Fontanges ; voici ce qu'elle lui garde....Mme de Sévigné (1626-1696)
Il y a certaines choses.... sur quoi on se trouve disposé à souffler du bonheur, comme du temps des féesMme de Sévigné (1626-1696)
Souffler quelque chose à l'oreille de quelqu'un, lui dire quelque chose tout bas. Ne pas souffler mot, ne pas souffler un mot, ne rien dire.
Je leur enjoindrai bien de ne vous pas souffler un mot de moi, ni à moi un mot de vousDiderot (1713-1784)
André, si j'entends souffler un mot de cette aventure, je te chasseLouis-Benoît Picard (1769-1828)
Fig. Suggérer, inspirer.
Ce n'est pas seulement prédire, c'est souffler la rébellion, que de parler de la sorteBossuet (1627-1704)
Qui vous a pu souffler une si folle audace ?Boileau (1636-1711)
Souffler quelqu'un, lui dire tout bas, quand la mémoire lui manque, ce qu'ils doit répéter tout haut. Il se dit de la chose que l'on souffle. Absolument. Il souffle bien. Fig. Souffler quelqu'un, lui apprendre ce qu'il doit dire.
Il récita six fois le même vers, sans pouvoir trouver en sa mémoire celui qui devait suivre ; pensant que je m'en souviendrais mieux que lui à cause que je l'avais ouï répéter, il me disait : comment est-ce qu'il y a après ? Francion, souffle-moi
Mais je ne sais pas lire. - Hé, l'on te souffleraJean Racine (1639-1699)
Étymologie : Bourguig. sofflai ; wallon, soflé ; provenç. sofflar, sufflar ; espagn. soplar ; portug. soprar ; ital. soffiare ; du lat. sufflare, de sub, sous, et flare, souffler, de même radical que l'anglais to blow, souffler, et l'all. blasen.
Historique : XIIe s. Sufflerad li espiriz de lui, e decurrunt les ewes Fous est qui le feu esteint sofle XIIIe s. Li espirites de lui sofflera, et corront eves Il soufloit les foux [feux] dudit fevre [forgeron] à alumer la forge XIVe s. Ainsi besongnai sans sejour, Jusqu'à tant que je vy le jour ; Lors ma chandelle alay soufler Li hom qui souffle contre vent, à ensient [escient] sa paine pert XVe s. Le pouete Virgilius, Es estoiles Tholomeus, Ypocras le phisicien, De la mort n'est eschappez nulz ; Souflez, nostre vie n'est rien Chascun parle de divers jeux jouer, De cliner l'œil, de porter male honte, Et d…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 23 sens
v. intr.
Pousser l’air hors de la bouche. Souffler dans ses doigts. Souffler sur une bougie pour l’éteindre. Souffler dans un instrument à vent pour en tirer un son.
Fig. et en termes de l’écriture, Dieu a soufflé sur cette race impie et en a fait sécher la racine, Il a détruit, exterminé cette race. On dit encore, dans le même langage : Le Seigneur a soufflé sur l’amas de leurs richesses et l’a dissipé comme de la poussière.
SOUFFLER signifie aussi Reprendre haleine, respirer avec effort. Laissez-moi souffler. Prendre le temps de souffler un peu. Il souffle en montant les étages.
Laisser souffler des chevaux, Les faire arrêter pour reprendre haleine.
Fig. et fam., N’oser souffler, ne pas souffler, Ne pas oser ouvrir la bouche pour faire des plaintes, des remontrances.
SOUFFLER se dit aussi de Tout ce qui pousse, agite l’air. La bise souffle durement. Il souffle un vent frais. Ce soufflet est percé, il ne souffle plus.
Fig. et en termes de l’écriture, L’esprit souffle où il veut, Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît. Cette phrase signifie, par extension, dans le langage courant : L’inspiration vient sans qu’on sache d’où, ni comment; le génie a ses voies qui n’appartiennent qu’à lui.
SOUFFLER s’emploie aussi comme verbe transitif et signifie Envoyer de l’air sur quelque chose, dans quelque chose. Souffler le feu, Y envoyer de l’air pour l’activer.
Souffler une bougie, Souffler sur la flamme d’une bougie pour l’éteindre.
Souffler la poussière, Souffler sur de la poussière pour l’enlever du lieu où elle est.
Souffler l’orgue, Envoyer de l’air dans les tuyaux d’un orgue par le moyen de la soufflerie.
Souffler le verre, l’émail, Façonner quelque ouvrage de verre, d’émail, en soufflant dans un tube de fer à l’extrémité duquel est la matière que l’on travaille.
Fig., Souffler la discorde, le feu de la discorde, et quelquefois simplement Souffler le feu, Exciter à la discorde. On dit de même Souffler la haine, la division, la révolte.
Fig., Souffler le chaud et le froid, Louer et blâmer une même chose, parler pour et contre une personne, être tour à tour d’avis contraires.
Fig., Souffler quelqu’un, souffler à quelqu’un sa leçon son rôle, Lire bas à quelqu’un, de façon à n’être entendu que de lui, les endroits de sa leçon, de son rôle où la mémoire lui manque. Il a été puni pour avoir soufflé la leçon à son camarade. Absolument, Il souffle trop haut.
Au jeu de Dames, Souffler un pion, L’ôter à celui contre qui l’on joue, parce qu’il ne s’en est pas servi pour prendre un autre pion qui était en prise. Un joueur dit dans le même sens à son adversaire : Je vous souffle. Absolument, Souffler n’est pas jouer.
Fig. et fam., Souffler à quelqu’un un emploi, une affaire, Lui enlever un emploi auquel il prétendait, une affaire sur laquelle il comptait.
Fig., Ne pas souffler mot, ne pas souffler un mot, Ne rien dire. Il ne souffla mot de ce qu’il avait vu.
En termes de Chasse, Ce chien a soufflé le poil au lièvre, Il a presque appuyé le museau dessus, et il l’a manqué. On dit aussi Il lui soufflait au poil, Il le suivait de très près.
SOUFFLER signifie aussi Grossir, enfler quelque chose en soufflant.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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