semonce
nom, féminin · /səmɔ̃sə/
Usage : peu fréquent (0.90 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Réprimande sévère adressée par une personne ayant autorité à quelqu'un qui a commis une faute.
Le directeur lui a adressé une sévère semonce devant toute l'équipe.
Synonymes : réprimande, remontrance.
« M. le Prince crut que Monsieur ne pourrait pas tenir contre une semonce du parlement ; il se trompa »Cardinal de Retz (1613-1679)
« Je vis venir chez moi mes deux abbés gascons de la rue des Mathurins, et j'en reçus une semonce du sérieux le plus comique »Marmontel (1723-1799)
Marine. En marine, sommation adressée par un navire à un autre pour l'inviter à se faire reconnaître ; par extension, avertissement sérieux annonçant des mesures plus graves si la situation ne change pas.
Le garde-côte a tiré un coup de semonce devant l'étrave du cargo.
Synonyme : sommation.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- semonces : pluriel · /səmɔ̃sə/
- semonce : singulier · /səmɔ̃sə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. f.
Convocation des personnes et des assemblées, telles que le ban et l'arrière-ban, qui se faisait à cri public, et pour la comparution en justice. Invitation faite dans les formes pour une cérémonie. Faire la semonce d'un enterrement, c'est-à-dire inviter les parents et les amis d'y assister. En ces deux sens semonce a vieilli.
C'est une chose agréable que l'attachement et l'amour de toute la noblesse pour lui [M. de Grignan] ; il y a très peu de gens qui pussent faire voir une si belle suite pour une si légère semonce [de l'accompagner au siége d'Orange]Mme de Sévigné (1626-1696)
En général, invitation. Fig. et par plaisanterie.
Ulysse fit à tous [les compagnons changés en bêtes] une même semonce [de reprendre la forme humaine]La Fontaine (1621-1695)
De tous côtés se trouvant assaillie, Elle se rend aux semonces d'amourLa Fontaine (1621-1695)
Avertissement mêlé de reproches, fait par un supérieur.
M. le Prince crut que Monsieur ne pourrait pas tenir contre une semonce du parlement ; il se trompaCardinal de Retz (1613-1679)
Je vis venir chez moi mes deux abbés gascons de la rue des Mathurins, et j'en reçus une semonce du sérieux le plus comiqueMarmontel (1723-1799)
Terme de marine. Ordre donné, au moyen du porte-voix, par un navire à un autre, de se faire connaître pour ami, pour neutre ou pour ennemi.
Étymologie : Semondre ; provenç. somonsa, semosta, somosta, somossa. Semonce, pour semonse, est le féminin du participe passé semons, de semondre.
Historique : XIIe s. E par cele sumunse les voleit esluignier, E à tuz diz del tut proscrire e essillier XIIIe s. Grimbert, qui ot fait la semonce, N'en ose Renart escondire Chi commence li capitres des semonces [ajournements] XVe s. Et cils repondirent qu'il estoit à une semonce du comte de Hainaut contre le duc de Normandie.... XVIe s. Ce fut au Peloponnese que cette semonce [appel à un conseil] fut premierement rejettée Et ce qui fut lors introduit par une juste semonce du temps, s'est depuis tourné en police jusques à huy à la grande foule et oppression du peuple
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. f.
Avertissement mêlé de reproches fait par quelqu’un qui a autorité. Il lui a fait une semonce, une forte, une verte semonce. Malgré toutes les semonces que son père lui a faites, il ne s’est point corrigé.
En termes de Marine, il désigne une Sommation faite par un navire à un autre de se faire reconnaître.
Coup de semonce, Coup de canon tiré à blanc pour appuyer cette sommation.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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