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sapin

sapin

nom, masculin · /sapɛ̃/

Usage : fréquent (17 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Grand arbre résineux à feuillage persistant, au tronc généralement droit.

    Des sapins couvrent les pentes de la montagne.

    « Il serait très utile de faire écorcer sur pied les sapins qu'on destine aux mâtures des vaisseaux, en les laissant deux, trois et même quatre ans sécher ainsi sur pied »Buffon (1707-1788)

    « Une vallée profonde, couverte de sapins dont la noirceur est rendue plus frappante par la brillante verdure des hêtres qui croissent au milieu d'eux »Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799)

  2. Bois tendre, clair et léger, tiré d'un grand conifère à aiguilles, employé en menuiserie et en charpente : une table en sapin.

    La charpente du chalet est en sapin.

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : sentir le sapin

Grammaire et formes (2)
  • sapins : pluriel · /sapɛ̃/
  • sapin : singulier · /sapɛ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 4 sens

s. m.

  1. Grand arbre résineux et toujours vert. Sapin de Norvége, abies excelsa, D. C. Sapin de Normandie, sapin argenté, sapin blanc, abies pectinata, D. C. Terme de botanique. Genre de la famille des conifères, voisin des genres pin et mélèze.

    Une vallée profonde, couverte de sapins dont la noirceur est rendue plus frappante par la brillante verdure des hêtres qui croissent au milieu d'euxHorace-Bénédict de Saussure (1740-1799)

    Il serait très utile de faire écorcer sur pied les sapins qu'on destine aux mâtures des vaisseaux, en les laissant deux, trois et même quatre ans sécher ainsi sur piedBuffon (1707-1788)

  2. Bois de sapin. Une boîte de sapin. C'est du sapin. Fig. Sentir le sapin, faire pressentir une mort prochaine (à cause que le cercueil est fait en sapin). Voilà une toux qui sent le sapin. Il sent le sapin, signifie aussi : il n'a pas longtemps à vivre.

  3. Terme familier. Voiture de place, fiacre.

    Il me pria tout haut de lui envoyer chercher un fiacre qu'il appelait un sapinMme de Genlis (1746-1830)

    M. Desmoulins, l'abbé Noël, maître de Beaumont, et Keralio avaient loué pour toute la soirée un sapin national pour se faire voir dans la promenade

  4. Nom donné en Lorraine à l'ustensile dans lequel on met le raisin cueilli pour le porter à la cuve.

Étymologie : Lat. sapinus ; le provençal dit sap. Corssen (Ausspr. 2e édit. t. I, p. 457), rapproche s(pinus, s(pium, sapin, résine, et s(pa (voy. SÉVE), y voyant un radical sap, dégoutter : l'arbre dégouttant la résine.

Historique : XIIe s. En un jardin [il] vait un sapin coper ; Moult par est gros, el monde n'ot son per Oï ai quanque tu me mandes, et tut frai tun plaisir de cedres et saps XIIIe s. Dirons premierement de leurs nefs... elles sont faites de sapin XVe s. On a planté en my un très bel pin ; Si est feuillu, et plus droit que sapin

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. m.

  1. Grand arbre résineux et toujours vert, dont le tronc est ordinairement droit. Le sapin croît surtout dans les régions du Nord et sur le flanc des montagnes. Une forêt de sapins. Un semis de sapins. La colophane est tirée du sapin commun. Du bois de sapin.

  2. Fig. et fam. Il sent le sapin, c’est-à-dire le bois dont on fait les cercueils, se dit d’un Homme qui a mauvais visage et qui paraît devoir mourir bientôt. On dit aussi Sa toux, sa phtisie, son asthme sent le sapin. Cela sent le sapin.

  3. SAPIN s’est dit très familièrement d’un Fiacre. Prendre un sapin à la station. Faire signe à un sapin.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée sapin#55953.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.