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renonciation

renonciation

nom, féminin · /ʁənɔ̃sjasjɔ̃/

Usage : peu fréquent (0.40 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Droit. Acte par lequel on abandonne volontairement un droit, un bien ou une prétention.

    La renonciation à la succession doit être déclarée devant notaire.

    Synonyme : désistement.

    « Une guerre injuste ne peut pas être le crime d'un peuple qui le premier a gravé dans le code de ses lois sa renonciation à toute conquête »Mirabeau (1749-1791)

    « Édouard avait toujours éludé de donner ses lettres de renonciation à ses prétentions sur la couronne de France »Saint-Foix (1698-1776)

  2. Religion. Dans certaines traditions spirituelles ou religieuses, détachement volontaire à l'égard des biens matériels ou de soi-même.

    Pour ce moine, la renonciation aux biens matériels est le premier pas vers la sagesse.

    Synonyme : détachement.

    « Renonciation totale et douce ; soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeur »Pascal (1623-1662)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • renonciations : pluriel · /ʁənɔ̃sjasjɔ̃/
  • renonciation : singulier · /ʁənɔ̃sjasjɔ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 3 sens

s. f.

  1. Action de renoncer à quelque chose.

    Une guerre injuste ne peut pas être le crime d'un peuple qui le premier a gravé dans le code de ses lois sa renonciation à toute conquêteMirabeau (1749-1791)

  2. Particulièrement. Action d'abandonner des droits, une possession. Acte par lequel on renonce à une chose.

    Édouard avait toujours éludé de donner ses lettres de renonciation à ses prétentions sur la couronne de FranceSaint-Foix (1698-1776)

    Il n'y a plus de société, elle est rompue, sans qu'il soit besoin d'une renonciation plus expresseOlivier Patru (1604-1681)

  3. Au sens spirituel, abandon de soi-même.

    Renonciation totale et douce ; soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeurPascal (1623-1662)

Étymologie : Provenç. renunciatio ; espagn. renunciacion ; ital. rinunziazione ; du latin renunciationem, de renunciare, renoncer.

Historique : XIIIe s. Droit qui dit que generaux renunciations ne vaut Li rois generalment a le [la] garde des eglises du roiame, mais especialment cascuns barons l'a en se [sa] baronnie, se par renonciation ne s'en est ostés XVIe s. Si femme veuve recele, ou detourne, la renonciation qu'elle fera ne lui profite

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens

n. f.

  1. Acte par lequel on renonce à quelque chose. Renonciation par écrit. Renonciation verbale. Sa renonciation n’est pas en bonne forme. Donner acte à quelqu’un de sa renonciation. Renonciation à une succession. Renonciation valide. Sa renonciation est nulle.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée renonciation#53021.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.