remis
adjectif
Usage : d'usage courant (3.05 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Qui a retrouvé son état normal après un choc, une maladie : bien remis de son opération.
« Il y avait quelque temps que Germain était remis de ses blessures »Antoine Hamilton (1646-1720)
« Maintenant que nous voilà bien remis, et qu'il ne reste plus entre nous aucun levain d'animosité ni d'aigreur »Boileau (1636-1711)
Reporté à une date ultérieure : un rendez-vous remis.
Le rendez-vous remis à lundi n'a finalement pas eu lieu.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : ce n'est que partie remise
Grammaire et formes (3)
- remis : masculin
- remises : pluriel féminin
- remise : singulier féminin
Témoignages historiques
Littré (1873) · 9 sens
part. passé
Se dit d'une chose mise au même endroit où elle était auparavant. L'épée remise au ou dans le fourreau.
Élevez un gnomon sur la cendre [de Copernic], et que le soleil, remis par lui à sa place, le salue tous les jours à midi de ses rayons joints aux vôtresVoltaire (1694-1778)
Terme de manége. Cheval bien remis, celui à qui l'écuyer a rappris l'exercice.
Rétabli dans son premier état.
Le maréchal [de Bellefonds] ne résista pas [aux représentations du roi], et le voilà remis à sa place [de premier maître de l'hôtel]Mme de Sévigné (1626-1696)
Un roi, sur le trône remisVoltaire (1694-1778)
Renvoyé à un autre temps. Voyage remis au mois prochain. Partie remise, voy. REMETTRE, n° 14.
Qui a recouvré la santé, les forces.
Mais un moment après, entièrement remise, Elle a voulu sourirePierre Corneille (1606-1684)
Il y avait quelque temps que Germain était remis de ses blessuresAntoine Hamilton (1646-1720)
Rassuré, dont l'esprit a repris le calme.
Jean, qui, remis de ses premières terreurs, vient recueillir les derniers soupirs de son maître mourant pour notre salutBossuet (1627-1704)
Tels que vous les voyez [des oiseaux] dans les airs rassemblés, Et remis de l'effroi qui les avait troublésJacques Delille (1738-1813)
Pardonné.
Des péchés qui n'ont jamais été purifiés par une sincère pénitence ni par conséquent remis devant DieuMassillon (1663-1742)
Bien remis, ou, simplement, remis, réconcilié.
Maintenant que nous voilà bien remis, et qu'il ne reste plus entre nous aucun levain d'animosité ni d'aigreurBoileau (1636-1711)
Calme, tranquille (sens qui vieillit).
Tout courtois il me suit, et d'un parler remis : Quoi, monsieur, est-ce ainsi qu'on traite ses amis ?Mathurin Régnier (1573-1613)
Pour venger un affront tout semble être permis, Et les occasions tentent les plus remisPierre Corneille (1606-1684)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
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