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régale

Sur cette page : régale · régalé

régale

nom, féminin · /ʁɛɡalə/ ou /ʁeɡalə/

Usage : rare (0.04 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Un des jeux de l'orgue, à anches, dont le timbre est proche de celui de la trompette.

  2. Sous l'Ancien Régime, droit inhérent à la souveraineté royale, tel que celui de battre monnaie ou de pourvoir aux bénéfices ecclésiastiques vacants.

    « En 1673, le chancelier Étienne d'Aligre scella un édit par lequel tous les évêchés du royaume étaient soumis à la régale »Voltaire (1694-1778)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Voir aussi : féminin de régal

Grammaire et formes (2)
  • régales : pluriel · /ʁeɡalə/ ou /ʁɛɡalə/
  • régale : singulier · /ʁeɡalə/ ou /ʁɛɡalə/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 1 · 2 sens

s. m.

  1. Terme de musique. Un des jeux de l'orgue, dont les tuyaux ont des anches, qui est dit aussi voix humaine, et qui est à l'unisson de la trompette.

  2. Instrument de musique, voy. ÉCHELETTE.

Étymologie : Ital. regale, du lat. regalis, royal (voyez ROYAL).

Historique : XVIe s. Le charlatan espagnol estoit monté sur un petit eschaffaut jouant des regales, et tenant banque

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 2 · 2 sens

s. f.

  1. Droit considéré comme inhérent à la royauté, tel que celui de battre monnaie. La régale monétaire.

  2. Droit qu'avaient les rois de France de pourvoir à tous les bénéfices simples d'un diocèse pendant la vacance du siége, et d'en économiser à leur gré les revenus. Régale temporelle, droit qu'avait le roi de percevoir le revenu des évêchés et archevêchés, le siége vacant, jusqu'à ce que l'évêque ou l'archevêque eût fait son serment de fidélité au roi. Régale spirituelle, droit qu'avait le roi de nommer, pendant la vacance du siége, aux chapelles, aux prébendes et à tous les bénéfices non cures, qui étaient à la collation de l'évêque ou de l'archevêque. Bénéfice vacant en régale, le bénéfice qui se trouvait vacant pendant la vacance de l'évêché. Être pourvu en régale, obtenir des provisions pour un bénéfice vacant en régale.

    En 1673, le chancelier Étienne d'Aligre scella un édit par lequel tous les évêchés du royaume étaient soumis à la régaleVoltaire (1694-1778)

Étymologie : Lat. regalis, royal (voy. ROYAL).

Historique : XIIIe s. L'en ne racheste pas de nul, se il n'est sires dou leur [du lieu], et tel qui puisse recevoir homenage ; si comme l'en dit de regale et de ce cas semblable Com li chanoine de Paris eussent esleu evesque, et le presenterent le roi, li rois ne le vost recevoir, ne rendre son regale XIVe s. Les eglises de nostre royaume esquelles nous avons droit de regale Avons donné à nostre très cher frere le duc d'Anjou toutes et chascunes les restes, debtes ou arreraiges, tant en regales comme en fiefs

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 4 · 1 sens

s. f.

  1. Convention particulière qu'un marchand fait avec les bûcherons pour la façon des pièces qui ont beaucoup de nœuds.

Étymologie : Régaler 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens

n. m.

  1. T. de Musique — Un des jeux de l’orgue, dont les tuyaux ont des anches et qui est à l’unisson de la trompette.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée régale#54891.

régale

adjectif · /ʁɛɡalə/ ou /ʁeɡalə/

Usage : rare (0.01 occurrences par million, Lexique 3.83).

Grammaire et formes (2)
  • régales : pluriel féminin · /ʁeɡalə/ ou /ʁɛɡalə/
  • régale : singulier féminin · /ʁeɡalə/ ou /ʁɛɡalə/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 3 · 1 sens

adj. f.

  1. Terme d'arts. Eau régale, mélange d'acide chlorhydrique et d'acide azotique, dont on se sert pour dissoudre l'or et le platine.

    L'or est indestructible ; l'eau qu'on appelle régale, parce qu'on a donné à l'or le nom de roi des métaux, le dissoutVoltaire (1694-1778)

Étymologie : Lat. regalis, royal (voy. ROYAL).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée régale#54892.

Entrées anciennes, hors de la nomenclature actuelle

Attestées par un témoin historique, absentes de la nomenclature contemporaine (Morphalou). Mots disparus.

régalé

adjectif

Voir aussi : participe passé de régaler

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 2 · 1 sens

part. passé

  1. Aplani. Terrain régalé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 1 · 1 sens

part. passé

  1. Qui a reçu un régal.

    C'est merveilleusement assaisonner la bonne chère que d'y mêler la musique, et je me vois ici admirablement régaléeMolière (1622-1673)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0, entrée RÉGALÉ, ÉE#sens1.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.