ravissement
nom, masculin · /ʁavisəmɑ̃/
Usage : d'usage courant (3.94 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
État de joie intense, d'émerveillement ou d'enchantement qui transporte hors de soi.
« Sainte Thérèse s'abîme dans la contemplation de l'immensité de Dieu par les ravissements, les transports et les extases »Fléchier (1632-1710)
« La manière dont il s'exprime en quelques endroits sur les ravissements que cause la jouissance de la vérité, est si vive et si animée qu'il aurait été inexcusable de se proposer une autre récompense »Fontenelle (1657-1757)
Action d'enlever une personne par la force, notamment dans un contexte littéraire ou mythologique.
Ébauche, en attente de relecture.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- ravissements : pluriel · /ʁavisəmɑ̃/
- ravissement : singulier · /ʁavisəmɑ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. m.
Action d'enlever, de ravir.
Bas-reliefs qui représentaient Jupiter changé en taureau, le ravissement d'Europe, et son passage en Crète au travers des flotsFénelon (1651-1715)
Pour justifier le ravissement des biens ôtés par l'Église et par les armes à la maison de Toulouse dans la guerre des AlbigeoisVoltaire (1694-1778)
État de l'esprit transporté de joie, d'admiration.
Certes je ne puis faire en ce ravissement Que rappeler mon âme....Malherbe (1555-1628)
Que de ravissements je sens à cette fois !Pierre Corneille (1606-1684)
Le ravissement de saint Paul, l'état de saint Paul enlevé au troisième ciel.
Sorte d'extase, transport de l'âme hors d'elle-même.
Sainte Thérèse s'abîme dans la contemplation de l'immensité de Dieu par les ravissements, les transports et les extasesFléchier (1632-1710)
Au lieu des cantiques charmants Où David t'exprimait ses saints ravissementsJean Racine (1639-1699)
Étymologie : Ravir.
Historique : XIIIe s. Et lidiz mestre Dudos parloit aucunes choses estranges et vaines [dans une fièvre] ; et se douterent les phisiciens du ravissement de la matiere, et que ele montast au cervel XIVe s. Ravissemenz de personnes, feux boutés Ravissement est quant l'ame est menée par aucune chose hors elle XVe s. Quant est à parler de ravissements, violations et autres besognes extraordinaires, il en fut fait, selon les coutumes de la guerre, comme en ville conquise XVIe s. Il laissa ses terres venir en friches par un contemnement des choses terrienes et un ravissement de l'amour des celestes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 4 sens
n. m.
Enlèvement qu’on fait avec violence. Il n’est guère en usage que dans ces locutions : Le ravissement d’Hélène, le ravissement de Proserpine, le ravissement d’Europe.
Il désigne aussi l’état de l’âme lorsqu’elle est transportée de joie, d’admiration, etc. Il était dans le ravissement.
Dans le langage mystique, il désigne l’état d’une âme transportée hors d’elle-même par l’extase.
Le ravissement de saint Paul se dit de saint Paul enlevé au troisième ciel.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée ravissement#52223.