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ravalement

ravalement

nom, masculin · /ʁavaləmɑ̃/

Usage : peu fréquent (0.30 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Construction. Travail de nettoyage et de réfection du revêtement extérieur d'un mur, d'une façade ; résultat de ce travail.

    Le ravalement de la façade est prévu au printemps.

    « La neige bouche en dehors les vides de la bâtisse et lui sert de ravalement »Chateaubriand (1768-1848)

Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : ravalement de façade

Grammaire et formes (2)
  • ravalements : pluriel · /ʁavaləmɑ̃/
  • ravalement : singulier · /ʁavaləmɑ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 8 sens

s. m.

  1. Action de ravaler, d'abaisser. Le ravalement d'un capuchon sur les yeux (vieux en ce sens).

  2. Terme de marine. Abaissement d'une partie du pont inférieur, pour faciliter certains emménagements.

  3. Terme de jardinage. Action de ravaler. Terme de forestier. Opération qui se pratique en recepant le vieux bois d'un arbre, ou des souches qui ont été coupées trop haut au-dessus du sol, ou exploitées avec peu de soin.

  4. Terme de maçonnerie. Travail qu'on fait à un mur, à une façade, quand, après les avoir élevés, on les crépit de haut en bas ; l'ouvrage qui résulte de ce travail. Travail qu'on fait sur un vieux mur en pierre pour le blanchir.

    La neige bouche en dehors les vides de la bâtisse et lui sert de ravalementChateaubriand (1768-1848)

  5. Terme de menuiserie. Diminution d'une pièce de bois à certains endroits pour en faire saillir quelques parties.

  6. Terme d'architecture. Petit enfoncement simple ou bordé d'une baguette, dans un pilastre, dans un corps de maçonnerie ou de menuiserie.

  7. Clavecin, forte-piano à ravalement, clavecin qui a plus de touches que les clavecins ou pianos ordinaires.

  8. Fig. Action le déprimer, de ravaler quelqu'un. Le ravalement du mérite d'autrui. L'abaissement dans lequel une personne est tombée. Après cet acte de lâcheté, il est tombé dans un grand ravalement. Action de s'humilier chrétiennement. Au plur. Les actions par lesquelles on s'humilie, on se ravale chrétiennement.

    Qu'un plein ravalement ainsi m'est nécessaire ! Que je me dois pour moi des sentiments abjects !Pierre Corneille (1606-1684)

    Le plus grand devant Dieu c'est le moindre en soi-même ; Et les vertus que le ciel aime Par les ravalements trouvent l'art d'y monterPierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Ravaler.

Historique : XVIe s. L'on ne sent pas quel mal et prejudice il est advenu au monde du ravallement et extinction de la puissance paternelle Une petite viz [escalier] commençant au dessus du ravallement dudict logis

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens

n. m.

  1. T. d’Architecture — Travail qu’on fait à un mur, à une façade, etc., lorsque, après les avoir élevés, on les crépit de haut en bas; Résultat de ce travail. Faire le ravalement d’un mur. Le ravalement de cette maison est de plâtre.

  2. Il se dit aussi du Nettoyage extérieur d’une construction. On vient de terminer le ravalement de cette maison.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée ravalement#52194.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.