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laid

laid

adjectif · /lɛ/

Usage : fréquent (23 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Qui déplaît à la vue par son apparence physique

    Elle trouve ce papier peint vraiment laid.

    Synonyme : moche.

    « Et si c'était un monstre ? - Oh ! tais-toi ; tu m'excèdes ; Les personnes d'esprit sont-elles jamais laides ? »Alexis Piron (1689-1773)

    « J'ai souvent remarqué que, dans les villages où la pauvreté est moins grande que dans les autres villages voisins, les hommes y sont aussi mieux faits et les visages moins laids »Buffon (1707-1788)

  2. Qui inspire le dégoût ou la réprobation par son caractère immoral ou indigne, en parlant d'une action, d'une attitude ou d'une conduite.

    C'est laid de dire du mal de ses amis dans leur dos.

    « Je vous ai dit le beau de l'aventure, mais voici le laid. Mais le premier [le début du plaidoyer], monsieur, c'est le beau. - C'est le laid »Jean Racine (1639-1699)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : laid comme les sept péchés capitaux · laid comme un pou · laid comme un singe

Grammaire et formes (4)
  • laides : pluriel féminin · /lɛdə/
  • laids : pluriel masculin · /lɛ/
  • laide : singulier féminin · /lɛdə/
  • laid : singulier masculin · /lɛ/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 5 sens

adj.

  1. Qui déplaît à la vue, pour quelque défectuosité dans la forme ou la couleur, en parlant du corps et de ses parties. Un visage laid. Elle a les mains laides, la gorge laide. Elle est laide à faire peur. Il est laid comme une chenille. Familièrement. Un laid magot, homme extrêmement laid ; une laide guenon, femme extrêmement laide. Il se dit aussi des animaux. Un chien fort laid.

    M. Arnauld [le célèbre Arnauld] est un petit homme noir et laid, né à Paris, fils d'un savant avocat qui a autrefois plaidé vigoureusement contre les jésuitesGui Patin (1601-1672)

    On ne saurait dire si Ésope eut sujet de remercier la nature, ou bien de se plaindre d'elle ; car, en le douant d'un très bel esprit, elle le fit naître difforme et laid de visageLa Fontaine (1621-1695)

  2. En général, désagréable à voir. Cette maison est laide. Le temps est bien laid aujourd'hui.

    Ils me firent laide grimaceScarron (1610-1660)

    Un magister, s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'œil se fit apostropher, Dont il tomba faisant laide grimaceJ. B. ROUSSEAU

  3. Déshonnête, contraire à la bienséance, au devoir. Ce que vous dites là est bien laid. Il est bien laid à vous d'avoir manqué à votre promesse.

  4. S. m. et f. Celui qui est laid, celle qui est laide.

    Fi ! le laid ! Mlle de Noailles, sans exception, la plus aimable laide du mondeMme de Maintenon (1635-1719)

    Si une laide se fait aimer, ce ne peut être qu'éperdumentLa Bruyère (1645-1696)

  5. S. m. Ce qui est laid, par opposition au beau. Des artistes ont préconisé le laid. Ce qu'il y a de laid en quelque chose. Il n'y a point de belle prison ni de laides amours, il n'y a point de prison qui plaise, ni de femme aimée qui ne plaise.

    Je vous ai dit le beau de l'aventure, mais voici le laid. Mais le premier [le début du plaidoyer], monsieur, c'est le beau. - C'est le laidJean Racine (1639-1699)

Étymologie : Provenç. laid, laig, lait, lag, lai ; ital. laido ; du germanique ; anglo-sax. ladh, odieux ; anc. haut allem. leid, désagréable ; suéd. led. Laid a donc signifié haïssable, avant de signifier vilain. Le latin laedere, à cause du sens, ne peut entrer en ligne de compte ; laesus n'aurait pu donner les sens que laid a dans l'historique, et que l'étymologie germanique justifie très bien.

Historique : XIe s. La premiere [eschele, escadron] est des Canelius les laiz XIIe s. Signor, dit l'apostoles, moult est cist hontes [du masculin] lais Il nous orent jugié à mort laide et vilaine Prendre mari est chose à remenant ; N'est pas marchés qu'on laist quant [on] se repent ; Tenir l'esteut [il faut le tenir], soit lait ou avenant Membrer [souvenir] vous doit que laide cruauté Fait qui ocist son lige home demaine Signor, seje vous di le voir [vrai], D'un affaire tous certains sui ; Ferés m'en vous lait [du mal] ne anui ? XIIIe s. [Elle] Mout faisoit laide chere [figure] et mout ert [était] emplorée…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 5 sens

adj.

  1. Qui a quelque défaut qui se remarque dans les proportions, dans les formes ou dans les couleurs qui constituent la beauté chez les hommes et chez les animaux. Cet enfant est bien constitué, mais il est laid de visage. Elle est laide à faire peur. Ce chien est des plus laids.

  2. Il signifie généralement Qui est désagréable à voir. Ce meuble est laid. Cette maison, cette tapisserie, cette étoffe est fort laide. Le temps est bien laid.

  3. Il signifie, dans le langage familier, Qui est déshonnête, contraire à la bienséance, au devoir. Ce que vous faites là, ce que vous dites là est laid.

  4. LAID s’emploie aussi substantivement. Fi! le laid! Fi! la laide! Une fausse laide.

  5. Il s’emploie encore comme nom masculin, en parlant des Choses. Le beau et le laid en art. Les romantiques ont fait une place toute nouvelle à l’expression du laid dans la littérature. Je vous ai dit le beau de l’aventure, mais voici le laid.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée laid#36206.

laid

nom, masculin · /lɛ/

Usage : d'usage courant (2.13 occurrences par million, Lexique 3.83).

Voir aussi : forme féminine laide

Grammaire et formes (2)
  • laids : pluriel · /lɛ/
  • laid : singulier · /lɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée laid#36205.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.