glas
nom, masculin · /ɡla/
Usage : d'usage courant (2.67 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Son grave et lent d'une cloche qu'on sonne pour annoncer une mort, une agonie ou des funérailles
On entendait le glas sonner au clocher du village.
« De toutes les heures.... Aucune à l'oreille insensible Ne sonne d'un glas plus terrible Que ce dernier coup de minuit »Lamartine (1790-1869)
« Nul temple n'a gémi dans nos villes ; nul glas N'a passé sur nos fronts criant : hélas ! hélas ! »Victor Hugo (1802-1885)
Au figuré, dans l'expression sonner le glas de, annoncer la fin proche et irrémédiable de quelque chose
Cette défaite sonne le glas de leurs espoirs de titre.
« La plume échappe de sa main ; il [l'athée] écoute avec effroi le glas de la mort »Chateaubriand (1768-1848)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : sonner le glas
Grammaire et formes (1)
- glas : forme de base · /ɡla/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
s. m.
Son d'une cloche qu'on tinte pour annoncer la mort ou l'agonie de quelqu'un. Par extension. Se dit des salves d'artillerie tirées aux funérailles d'un souverain ou d'un militaire élevé en grade.
La plume échappe de sa main ; il [l'athée] écoute avec effroi le glas de la mortChateaubriand (1768-1848)
Nul temple n'a gémi dans nos villes ; nul glas N'a passé sur nos fronts criant : hélas ! hélas !Victor Hugo (1802-1885)
Étymologie : Bourg. clas ; prov. clas ; ital. chiasso ; du lat. classicum, signal avec la trompette, de classicus, qui est relatif à une classe, à une réunion, de classis, une certaine partie du peuple romain (voy. CLASSE). Le classicum était proprement un signal de trompette pour réunir, rassembler. Le nom de ce signal a passé à une sorte de sonnerie. On trouve aussi glas pour aboiement, grand bruit ; dans le sens d'aboiement, c'est le même que le provençal glat qui a ce sens et tient au verbe glatir (voy. GLAPIR).
Historique : XIIe s. N'out chapelle en la ville où il eüst clochier, Où li glas nen sonnast por le roy essaucier Encontre les reis solt um [on a coutume] faire glas soner, E la processiun encontre els asembler, E dedenz le mustier à grant honur mener E à la nue terre se culchant en ses dras, Tant qu'il oeit del saint [cloche] u l'apel u le glas XIIIe s. Et les cordes corut saisir, Les sains sone de grant aïr à glaz, à treble, à carenon Chlaz XIVe s. Aucune fois trouveras tu que l'en fet mention de clas ou [au] defaut de la lune ; et sachiez que anciennement, quant la lune failloit, les femmes et les enfans…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. m.
Sonnerie d’une cloche qui tinte, annonçant l’agonie ou la mort d’une personne. Sonner le glas. Le glas funèbre. Fig., Sonner le glas d’une institution, d’un régime politique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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