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fiction

fiction

nom, féminin · /fiksjɔ̃/

Usage : d'usage courant (5.80 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Œuvre narrative dont les faits et les personnages sont imaginaires.

    Elle préfère la fiction aux documentaires.

    « Et de vos fictions le mélange coupable Même à ses vérités [du christianisme] donne l'air de la fable »Boileau (1636-1711)

    « Elle y perdait [dans la lecture de l'histoire] insensiblement le goût des romans et de leurs fades héros ; et, soigneuse de se former sur le vrai, elle méprisait ces froides et dangereuses fictions »Bossuet (1627-1704)

  2. Droit. En droit, hypothèse que la loi considère comme vraie sans égard à la réalité des faits.

    La fiction juridique permet de traiter l'enfant à naître comme déjà né.

    « L'or et l'argent sont une richesse de fiction ou de signe »Montesquieu (1689-1755)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : la réalité dépasse la fiction

Grammaire et formes (2)
  • fictions : pluriel · /fiksjɔ̃/
  • fiction : singulier · /fiksjɔ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 2 sens

s. f.

  1. Invention de choses fictives. Terme de jurisprudence. Fiction de droit, fiction légale, fiction de la loi, fiction introduite ou autorisée par la loi en faveur de quelqu'un. De fiction, par convention. Le papier monnaie est une valeur de fiction.

    Elle y perdait [dans la lecture de l'histoire] insensiblement le goût des romans et de leurs fades héros ; et, soigneuse de se former sur le vrai, elle méprisait ces froides et dangereuses fictionsBossuet (1627-1704)

    La poésie épique.... Se soutient par la fable et vit de fictionBoileau (1636-1711)

  2. Mensonge, dissimulation.

    Et comme la jeunesse est vive et sans repos, Sans peur, sans fiction, et libre en ses proposMathurin Régnier (1573-1613)

    Comme tout ce discours n'était que fiction, Je cachais mon retour et ma conditionPierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Provenç. ficxio, fiction ; espagn. ficcion ; ital. fizione ; du lat. fictionem, de fictum, supin de fingere, feindre (voy. FEINDRE).

Historique : XIIIe s. Car fiction ne renardie à Dieu ne plaisent n'à Marie XIVe s. Se il est aussi deceu par la simulacion et par la fittion de l'autre, adonques est ce chose juste que il accuse celui qui l'a deceu Fiction poetique XVe s. Si on fait quelque fiction [comédie] Le jour du sacrement, l'un d'eux Jouera l'annonciation Il veit illec un chevalier dormant, lequel par fiction ou autrement s'estoit couvert de son escu Il faut respondre que fortune n'est rien, fors seullement une fiction poetique XVIe s. Tu crains, pour vrai, que mon affection Soit composée avecque fiction Ainsi qu'il est traicté bien…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens

n. f.

  1. Invention fabuleuse. Fiction poétique. Les fictions de la mythologie.

  2. En termes de Jurisprudence, Fiction de droit, fiction légale, Supposition introduite ou autorisée par la loi en faveur de quelqu’un.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée fiction#27212.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.