emprunt
nom, masculin · /ɑ̃pʁœ̃/
Usage : d'usage courant (4.20 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Finance. Somme d'argent qu'une personne, une entreprise ou un État obtient d'un prêteur, à charge de la rembourser avec intérêts.
La commune a contracté un emprunt pour financer la nouvelle école.
« L'emprunt que fait le fils de l'avare [dans la pièce de Molière] »Mme de Sévigné (1626-1696)
« Je suis arrivé en un pays où l'on ne parle ni d'édits de subsides, ni d'emprunts sur le peuple »Voiture (1597-1648)
Linguistique. Fait de reprendre à autrui un mot, une idée ou un procédé, ou élément ainsi repris.
Le mot week-end est un emprunt à l'anglais.
« Elle me dédaigne, et me préfère un autre Qui n'a pour tout pouvoir qu'un faible emprunt du nôtre »Pierre Corneille (1606-1684)
« ....L'une paraît gentille, Pour savoir se servir d'une beauté d'emprunt, Mettre un visage blanc sur un visage brun »Regnard (1655-1709)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- emprunts : pluriel · /ɑ̃pʁœ̃/
- emprunt : singulier · /ɑ̃pʁœ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. m.
L'action d'emprunter ; la chose empruntée. Terme de finance. Il se dit des sommes qu'un gouvernement, une commune, une grande entreprise obtient par les souscriptions volontaires des particuliers, à la condition d'en servir les intérêts. Emprunt forcé, somme qu'un gouvernement lève par emprunt, c'est-à-dire avec la promesse de rendre, mais sans laisser aux citoyens la possibilité de refuser de prêter. Emprunt forcé se dit aussi, entre particuliers, d'un prêt qu'on ne veut pas ou ne peut pas refuser. Caisse d'emprunt, caisse qui fut établie à Paris de 1673 à 1716, et où chaque particulier était admis à faire valoir ses fonds.
Je suis arrivé en un pays où l'on ne parle ni d'édits de subsides, ni d'emprunts sur le peupleVoiture (1597-1648)
L'emprunt que fait le fils de l'avare [dans la pièce de Molière]Mme de Sévigné (1626-1696)
Fig. Cet auteur a soin de cacher les emprunts qu'il se permet. D'emprunt, loc. adj. Factice, qui n'est pas propre au sujet. Érudition d'emprunt. Esprit d'emprunt. Par emprunt, loc. adv. Accidentellement, indirectement.
Elle me dédaigne, et me préfère un autre Qui n'a pour tout pouvoir qu'un faible emprunt du nôtrePierre Corneille (1606-1684)
Cette nature abondante ne refuse pas d'aller à l'empruntBossuet (1627-1704)
Sorte de jeu de cartes à 3, 4, 5 ou 6 personnes, et qui se joue avec des jeux de cartes complets, ou jeux de 52 cartes.
Terme d'eaux et forêts. Arbre d'emprunt, arbre d'une ancienne vente, marqué pour servir de pied-cornier à une vente nouvelle.
Étymologie : Voy. EMPRUNTER ; provenç. emprumpt.
Historique : XIIIe s. Celui de qui la chose est, et à qui l'on la requiert à emprest, ne la prestera ja se il ne viaut [veut] XVe s. Toutes voies il considera que le couroucer ne lui pouvoit rien valoir ; si en fit le meilleur semblant comme il put, par emprunt, et leur dit....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. m.
Action d’emprunter ou la Chose qu’on emprunte. Faire un emprunt. Entrer dans la voie des emprunts, ou simplement Recourir à l’emprunt. Emprunt forcé. C’est un homme qui ne vit que d’emprunts. Argent d’emprunt. Fig., Cet auteur a soin de cacher ses emprunts.
Il se dit spécialement des Capitaux empruntés par un état, une ville, une société financière à charge d’en servir périodiquement les intérêts. Emprunt national, municipal, de la Ville de Paris. L’emprunt a été placé, a échoué, a réussi, a été couvert. Lancer un emprunt.
Fig., Beauté d’emprunt, vertus d’emprunt, etc., Beauté qui n’est point naturelle, vertus dont on n’a que l’apparence, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée emprunt#24740.