dû
adjectif · /dy/
Usage : d'usage courant (5.74 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Qui doit être payé ou accordé en vertu d'une obligation ou d'un droit : la somme due, le respect dû à ses parents.
Il a versé la somme due avant la fin du mois.
« Par cette fin terrible et due à ses forfaits »Jean Racine (1639-1699)
« Rien n'est plus dû à la vanité que la risée »Pascal (1623-1662)
Dû à : causé par, qui résulte de : un retard dû aux intempéries.
Cette panne est due à un faux contact.
« Le sentiment se plaît surtout à donner ce qui n'est pas dû »Mme de Staël (1766-1817)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : en bonne et due forme
Grammaire et formes (4)
- dues : pluriel féminin · /dy/
- dus : pluriel masculin · /dy/
- due : singulier féminin · /dy/
- dû : singulier masculin · /dy/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 1 · 3 sens
part. passé
Qui fait l'objet d'une dette. Argent dû depuis longtemps.
Fig. Une réprimande due à son impertinence.
Tu sais ce qui t'est dû, tu vois que je sais toutPierre Corneille (1606-1684)
Rien n'est plus dû à la vanité que la riséePascal (1623-1662)
Terme de pratique. Un acte en due forme, acte rédigé conformément à la loi et revêtu de toutes les formalités voulues. Jusqu'à due concurrence, jusqu'à la concurrence de la somme, de la quantité.
Étymologie : Part. passif barbare debūtus, de debere (voy. DEVOIR, verbe), formé comme bevutus, bu, anciennement beü, de bibere, boire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée dû#24200.
dû
nom, masculin · /dy/
Usage : d'usage courant (2.67 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Ce qui est dû à quelqu'un, ce à quoi il a droit
Il réclame son dû avant de quitter l'atelier.
« Peut-être qu'il eut peur De perdre, outre son dû, le gré de sa louange »La Fontaine (1621-1695)
« Ah ! faute irréparable ! moi, domestique renvoyé, lui demander mon dû ! »Paul-Louis Courier (1772-1825)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (3)
- dûs : pluriel
- dus : pluriel · /dy/
- dû : singulier · /dy/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 2 · 2 sens
s. m.
Ce qui est dû à quelqu'un. Demander son dû. Je ne réclame que mon dû.
Peut-être qu'il eut peur De perdre, outre son dû, le gré de sa louangeLa Fontaine (1621-1695)
Ah ! faute irréparable ! moi, domestique renvoyé, lui demander mon dû !Paul-Louis Courier (1772-1825)
Fig. Ce à quoi on est obligé.
....vous avez fait le dû de votre officePierre Corneille (1606-1684)
Et qu'au dû de ma charge on ne me trouble en rienMolière (1622-1673)
Étymologie : Dû 1.
Historique : XIVe s. Quant le duc ot congié eü, Et au roi ot fait son deü, à son pays s'en va venir XVIe s. Comme le deub de vostre charge vous obligeoit
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. m.
Ce qui est dû. Je vous demande mon dû. Je ne demande que mon dû.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée dû#24199.
du
préposition
Grammaire et formes (2)
- des : pluriel
- du : singulier masculin
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
Du, c'est-à-dire par le, avec le.
Qui n'apaisaient les dieux que du sang des mortelsJean Racine (1639-1699)
C'est acheter la paix du sang d'un malheureuxJean Racine (1639-1699)
Étymologie : Del, pour de le, écrit et sans doute prononcé suivant les temps et les lieux, dou, do, du.
Historique : XIe s. À la grant feste St. Martin del peril XIIe s. Et del mostier tous les huis desferma [ouvrit] Ces [ceux-là] conduit Murgalez do regne [royaume] d'Alfanie Qu'à tous les biens dou mont [monde] [je] doie faillir XIIIe s. Dou duel [deuil] qui y fu fais ne convient il mie parler, car trop fu merveillement grant Seigneur, ce dist Pepins, [il] n'i a fors du haster Je n'ai de quoi do pain avoir XVe s. C'est dommage du gentilhomme, quand il est ainsi mort XVIe s. J'en arracheray au moins du gemissement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée du#131271.