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coche

Sur cette page : coche · coché · côché

coche

nom · /kɔʃə/

Usage : d'usage courant (1.56 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Ancien véhicule tiré par des chevaux, servant au transport en commun.

    « Elle y voit par le coche et d'Évreux et du Mans Accourir... »Boileau (1636-1711)

    « Six francs et ma layette en poche, Belle nourrice de vingt ans D'Auxerre avec moi prit le coche »Béranger (1780-1857)

  2. Faute consistant à laisser échapper une occasion favorable.

    Ébauche, en attente de relecture.

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • coches : pluriel · /kɔʃə/
  • coche : singulier · /kɔʃə/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 1 · 1 sens

s. m.

  1. Coche d'eau, grand bateau usité pour le transport des voyageurs. Fig. Débarqué par le coche, arrivé sans ressources.

    Six francs et ma layette en poche, Belle nourrice de vingt ans D'Auxerre avec moi prit le cocheBéranger (1780-1857)

    M. de Clermont, débarqué par le coche, car il n'avait rien, se targuait de son nom et de sa figureSaint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Provenç. coqua ; espagn. coca ; ital. cocca ; du latin concha, écaille et vase, dit, par assimilation, d'un bateau, d'un vaisseau. Ce mot a pénétré dans les langues germaniques et celtiques : ancien haut allemand, coccho ; holland. kog ; kymri, cwch ; bas-breton koked.

Historique : XIIIe s. Se il avoit sa navée ou son cochet [bateau] XIVe s. En la nef ou coque nommée St-Esprit XVe s. Quand on apperceut la maniere des dits Anglois, les François vaillamment allerent à eulx les uns à bateaux et les autres à petits coques XVIe s. Tant qu'à l'entour du monde Sa coche vagabonde Neptune conduira

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 3 · 1 sens

s. f.

  1. Femelle du cochon. Grosse, vieille coche.

Étymologie : Wallon, cosé ; namurois, cousé, petit cochon ; dialecte d'Aix-la-Chapelle, küsch, cochon ; espagn. cochino, cochastro, cochambre. Diez suppose que coche a signifié primitivement l'animal châtré, et alors il le tire de coche, entaille, comme l'espagnol carnero, mouton, vient de crena, entaille, par métathèse ; mais rien ne montre que coche ait eu ce sens de châtré ; on ne le trouve qu'avec le sens de truie, et cochon avec celui de jeune porc. Diez rejette bien loin la dérivation celtique : kymri, hwch ; bas-breton, houch' ; Cornouailles, hoch, d'où l'anglais hog ; mais le changement de l'h aspi

Historique : XIIIe s. Or est en cest fossé cheü, Tot mort aussi coume une coche XVe s. Tousjours troussé comme une coche

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 4 · 3 sens

s. f.

  1. Entaille. Faire une coche à un bâton. La coche d'une flèche.

  2. Marque faite sur une taille de bois, en usage chez les boulangers et certains marchands qui vendent à crédit. Prendre du pain, du vin à la coche.

  3. Terme de marine. En coche se dit de la position d'un hunier et d'un perroquet lorsqu'il n'est pas possible de hisser la vergue plus haut.

Étymologie : Provenç. coca ; ital. cocca ; angl. cock. Origine obscure, mais peut-être celtique ; car on cite le gaélique sgoch, coche, kymri cosi, bas-breton coch.

Historique : XIIIe s. Si mist un quariel en coche et traist au roi Mes moult orent ices [ces] cinq floiches Les penons bien fais et les coiches XIVe s. L'arbalestre [il] tendi, dont fu bien doctrinez, Mist en coche un quarrel, qui bien fu empenez Et doit on tenir la coche de la sayette entre le doit qui est emprès le paulz [pouce] et l'autre doit d'emprès XVe s. Lequel a mis maintz motz en coche, Et mainte parole glosée, Et fait souldre mainte reproche Entre la simple et la rusée XVIe s. Ayant fait provisions d'engins, dont la portée estoit proportionnée à toutes distances, les traicts courts, les coches n…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 5 · 1 sens

s. f.

  1. Terme de chapellerie. Morceau de bois pour faire agir la corde de l'arçon.

Étymologie : Bas-lat. cocha, ceoca, souche ; anc. franç. choque, qui paraît être le même que souche (voy. CHOQUER et SOUCHE).

Historique : XIIIe s. Un petit vers terre s'approche, En sa main tint une grant coche ; Tel me dona delez l'oreille, La teste en oi [j'en eus] toute vermeille XVIe s. Quelle gehenne ne souffrent elles [les femmes], guindées et sanglées, à tout de grosses coches sur les costez ?

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 2 · 3 sens

s. m.

  1. Grande voiture de transport en commun, que les diligences ont remplacée. Fig. Faire, être la mouche du coche, faire l'empressé, se donner du mouvement, s'attribuer un succès dans lequel, de fait, on n'a été pour rien ; locution tirée de la fable où la mouche s'attribue le mérite d'avoir fait marcher le coche. Manquer le coche, perdre l'occasion d'arriver à ses fins. Donner des arrhes au coche, s'engager d'une façon qui ne permettra plus de se retirer.

    Six forts chevaux tiraient un cocheLa Fontaine (1621-1695)

    Après bien du travail le coche arrive en haut ; Respirons maintenant, dit la mouche aussitôtLa Fontaine (1621-1695)

  2. Les personnes qui sont dans le coche. Le coche dîna à tel endroit.

  3. Anciennement, voiture.

    Il n'y avait sous François 1er que deux coches dans ParisVoltaire (1694-1778)

    Fallut partir ; je fus bientôt conduit, En coche clos, vers le royal réduit Que près Saint-Paul ont vu bâtir nos pères Par Charles cinq....Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Espagn. coche ; ital. cocchio. On le tire ordinairement du bohémien kotschi, hongrois kotczy, albanais cotzi, valaque cocie, allem. Kutsche, angl. ccach ; et cette opinion s'appuie sur le dire d'Avila, qui écrivait en 1553 : " Un chariot couvert qui se nomme en Hongrie coche, le nom et l'invention sont de ce pays. " Diez remarque que cette opinion n'est pas favorisée par l'italien cocchio qui indique ou conchula, petite coquille, ou coclea, coquille de limaçon ; mais il est difficile de contredire l'assertion d'Avila. Il est probable que le mot coche, voiture, est venu de l'Italie en France au

Historique : XVIe s. Le privilege d'aller en coche par la ville Le vicomte d'Auchi, lui aiant declaré leur prison, les mena en coche à la bastille Il n'approche d'eulx, non plus que feroit un homme de pied d'un coche de Lydie Pays très mal aisé pour les coches, d'autant qu'il est montueux Une coche chargée de cinq gentilshommes .... Et que la lune à la coche atelée De noirs chevaux sera renouvelée Aucuns philosophes, empeschés à bien joindre et unir l'ame avec le corps, la font demeurer et resider en iceluy comme un maistre en sa maison, le pilote en son navire, le cocher en son coche

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré, Supplément (1877), entrée 6 · 1 sens · 🟢 1 nouveau

s. m.

  1. 🟢 Cour, dite aussi voirie, placée dans les abattoirs et spécialement destinée à recevoir les déjections provenant de la vidange des estomacs et des intestins des animaux.

    Le concessionnaire sera tenu de faire enlever des cours de travail les panses de bestiaux dont la préparation lui sera confiée, au fur et à mesure de l'abatage, de les porter et de les vider dans les coches ; le matériel employé au transport des panses devra être en bon état et ne pas laisser répandre les vidanges dans le trajet des cours de travail aux cochesMATHÉ

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 4 sens

n. m.

  1. Ancien chariot couvert dont le corps n’était pas suspendu et dans lequel on voyageait.

  2. Fig. et fam., Manquer le coche, Perdre l’occasion de faire une chose utile, avantageuse.

  3. Prov. et fig., Faire la mouche du coche. Voyez

  4. MOUCHE.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée coche#16054.

coché

adjectif

Grammaire et formes (4)
  • cochées : pluriel féminin
  • cochés : pluriel masculin
  • cochée : singulier féminin
  • coché : singulier masculin

Témoignages historiques

Littré (1873) · 1 sens

adj.

  1. Terme de peinture. Qui est fait en coche, c'est-à-dire avec une espèce d'enfoncement. Ombres trop cochées, ombres trop profondes, pour la superficie du corps qu'elles couvrent. Des draperies fort cochées.

Étymologie : Coche 4.

Historique : XVIe s. Front bien coché

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée coché#105048.

Entrées anciennes, hors de la nomenclature actuelle

Attestées par un témoin historique, absentes de la nomenclature contemporaine (Morphalou). Mots disparus.

côché

adjectif

Témoignages historiques

Littré (1873) · 1 sens

part. passé.

  1. Une poulée côchée par le coq.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0, entrée CÔCHÉ, ÉE.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.