client
nom, masculin · /klijɑ̃/
Usage : fréquent (97 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Personne qui achète des biens ou des services auprès d'un commerçant ou d'une entreprise.
Le boulanger sert ses clients dès six heures du matin.
Personne qui recourt de façon habituelle aux services d'un professionnel, notamment libéral.
L'avocate a reçu un nouveau client ce matin.
« Le nom d'un pareil avocat fera bien de l'honneur à son client »Voltaire (1694-1778)
« Nul ange n'a jamais eu, depuis le démon de Socrate, un si importun client : tantôt tragédies, tantôt farces »Voltaire (1694-1778)
Informatique. Programme ou ordinateur qui accède aux ressources fournies par un serveur informatique.
Le client envoie sa requête au serveur, qui renvoie la page demandée.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Voir aussi : forme féminine cliente
Expressions : le client a toujours raison · le client est roi · un mauvais client
Grammaire et formes (2)
- clients : pluriel · /klijɑ̃/
- client : singulier · /klijɑ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. m.
À Rome, plébéien qui était sous le patronage d'un patricien.
Que veulent les consuls avec la suite immense D'affranchis, de clients vendus à leur puissance ?Marie-Joseph Chénier (1764-1811)
En général, toute personne qui se met sous une protection. Fig.
Mon char est salué d'un peuple de clients,Victor Hugo (1802-1885)
Non loin de ce palais où je rends mes oracles, Est un vaste séjour des mortels révéré Et de clients soumis à toute heure entouréBoileau (1636-1711)
Client, cliente, s. m. et f. Toute personne qui confie ses intérêts à un homme d'affaires. Cet avocat a beaucoup de clients. Il se dit aussi des parties à l'égard de leurs juges. Celui, celle qui use habituellement des soins d'un médecin ; celui, celle qui fréquente une boutique ou un établissement ouvert au public. Mais ce néologisme n'est pas bon : un médecin a des malades ; un marchand a des pratiques et non des clients. C'est à tort que de clientèle on a conclu à client.
Le nom d'un pareil avocat fera bien de l'honneur à son clientVoltaire (1694-1778)
Nul ange n'a jamais eu, depuis le démon de Socrate, un si importun client : tantôt tragédies, tantôt farcesVoltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. cliens. On le rattache au latin cluere, entendre; goth. kliuth, ouïe ; kymri, clyw, et bas-bret. kléô, ouïe ; sanscr. sçru, entendre.
Historique : XVIe s. [Avocats] Assez vous aurez d'autre temps Pour d'avarice Faire exercice Sur les clients Les procureurs et gens de langue en fournissant quelques procès seront tenus de fournir en mesme temps une procuration en forme de leurs maistres ou cliens
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 4 sens
n.
Celui, celle qui charge de la défense ou de la conservation de ses droits un avocat, un avoué, un notaire, etc. Bon client. C’est mon client. Je suis sa cliente. Cet avocat, cet avoué, ce notaire a beaucoup de clients. Recevoir ses clients.
Il se dit aussi de Celui, celle qui use habituellement des soins d’un médecin, d’un chirurgien, d’un dentiste, etc. Le salon d’attente de ce médecin est toujours rempli de clients.
Il se dit encore de Celui, de celle qui achète habituellement chez un marchand, qui emploie habituellement un artisan, etc. C’est un client de la maison.
Il se disait, chez les Romains, de Ceux qui se plaçaient sous le patronage des citoyens nobles ou puissants. Les clients venaient saluer leurs patrons, les accompagnaient, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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