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blessure

blessure

nom, féminin · /blesyʁə/ ou /blɛsyʁə/

Usage : fréquent (37 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Lésion physique causée par un coup, une arme ou un accident.

    Il soigne une blessure à la jambe.

    Synonymes : plaie, lésion.

    « Il lui fait dans le flanc une large blessure »Jean Racine (1639-1699)

  2. Atteinte morale profonde, souffrance psychologique causée par un événement douloureux.

    Son départ lui a laissé une blessure profonde.

    « ....Il est des blessures Dont un cœur généreux peut rarement guérir ; La cicatrice en reste.... »Voltaire (1694-1778)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : blessure d'amour-propre · le temps guérit toutes les blessures · panser ses blessures · rouvrir une vieille blessure

Grammaire et formes (2)
  • blessures : pluriel · /blesyʁə/ ou /blɛsyʁə/
  • blessure : singulier · /blesyʁə/ ou /blɛsyʁə/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 3 sens

s. f.

  1. Plaie faite par un instrument tranchant ou contondant. Il mourut de ses blessures.

    Il lui fait dans le flanc une large blessureJean Racine (1639-1699)

  2. Fig. Atteinte morale.

    ....Il est des blessures Dont un cœur généreux peut rarement guérir ; La cicatrice en reste....Voltaire (1694-1778)

  3. Rouvrir une blessure, en séparer les lèvres déjà agglutinées. Au figuré, rouvrir la blessure, renouveler les douleurs morales.

    Vos regards vont rouvrir mes blessuresJean Racine (1639-1699)

    Il va percer mon cœur et rouvrir ma blessureVoltaire (1694-1778)

Étymologie : Blesser. Au XIIIe et au XIVe s., blesseure était de quatre syllabes ; et au XVIe, où l'on écrivait encore blesseure, Bèze remarque que ceux qui parlent bien disent blessure.

Historique : XIIIe s. En tel cas ma bleceure me doit escuser Qui sane [guérit] les atriblez et lie les bleceures XIVe s. Et comment que li fers tranchans En soit, devers les fins amans Si n'est mie li cops mortels ; Ainsois le tesmoigne pour tel Que nulz n'en voit la blesseüre

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. f.

  1. Plaie ou fracture produite par un coup ou un choc. Grande blessure. Petite blessure. Blessure profonde, dangereuse, mortelle. Recevoir une blessure. Guérir une blessure. Mourir d’une blessure. Ses blessures se sont rouvertes. On le dit plus communément des Coups qui entament les chairs. Il n’a pas reçu de blessure, il a seulement une contusion.

  2. Il se dit figurément, en parlant des Atteintes à l’honneur, à la réputation, à l’amour-propre. Les blessures faites à l’honneur, à l’amour- propre sont plus sensibles que les autres. Rouvrir une blessure, Renouveler le souvenir d’une injure, d’une douleur passée.

  3. Il se dit aussi figurément des Peines morales que font éprouver certaines passions violentes. L’envie fait au coeur de ceux qui l’éprouvent de profondes blessures.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée blessure#9770.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.