aïeul
nom, masculin · /ajœl/
Usage : d'usage courant (6.87 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Littéraire. Grand-père.
Son aïeul lui racontait des histoires au coin du feu.
Synonyme : grand-père.
« M. de Montausier racontait avec plaisir les services que son aïeul avait rendus à Henri IV »Fléchier (1632-1710)
Littéraire. Ancêtre éloigné, personne dont on descend, généralement au pluriel.
Nous honorons la mémoire de nos aïeux.
Synonyme : ancêtre.
« Ce long amas d'aïeux, que vous diffamez tous, Sont autant de témoins qui parlent contre vous »Boileau (1636-1711)
« Il est de ces esprits favorisés des cieux, Qui sont tout par eux-mêmes et rien par leurs aïeux »Voltaire (1694-1778)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Voir aussi : forme féminine aïeule
Grammaire et formes (3)
- aïeuls : pluriel · /ajœl/
- aïeux : pluriel
- aïeul : singulier · /ajœl/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. m.
Grand-père. Aïeul paternel. Aïeul maternel.
M. de Montausier racontait avec plaisir les services que son aïeul avait rendus à Henri IVFléchier (1632-1710)
J'ai pour aïeul le père et le maître des dieuxJean Racine (1639-1699)
Au plur. Aïeuls, le grand-père paternel et le grand-père maternel, et aussi le grand-père et la grand'mère. Ses deux aïeuls ont assisté à ce mariage.
Il a aussi été employé pour désigner tous les ascendants soit paternels, soit maternels. AÏEUX (a-ieu), s. m. plur. Tous ceux de qui l'on descend, ou ceux qui ont vécu dans les siècles passés.
La généalogie des Rabutin que doit publier Bussy lui paraît d'avance [à Mme de Sévigné] un livre admirable ; elle est beaucoup moins occupée de ses aïeuls maternels,L'ABBÉ DE VAUXELLES
Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeuxVoltaire (1694-1778)
Étymologie : Wallon, aiouz, aïeux ; Berry, aïol ; provenç. aviol ; espagn. abuelo ; ital. avolo ; d'un diminutif non latin, aviolus, de avus, grand-père, qu'on peut comparer au gothique avô, grand' mère ; anc. nord. afi, grand-père.
Historique : XIIe s. Tes aious [ton aïeul] qui prist d'Anju L'honour, eüst cest [celui-là] vil tenu Al tens à sun aioel esteient il desfait, Li clerc qui erent pris à si vilain mesfait XIIIe s. N'onc n'orent sergent plus leal Vostre pere ne vostre eal Letre que l'ael au dit Raoul les avoit quitez [exemptés] de service Le [la] quele tere li descendi de son pere ou de se [sa] mere ou de son aiol ou de s'aiole XVe s. Le roy Edouard, ayeul à iceluy dont nous parlons
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. m.
Grand-père. Aïeul paternel. Aïeul maternel. Au pluriel, on dit Aïeuls, quand on veut désigner précisément le Grand-père paternel et le grand-père maternel. Ses deux aïeuls assistaient à son mariage.
Le mot AÏEUL n’a point de composé au delà de ceux de Bisaïeul et de Trisaïeul; et quand on parle des degrés plus éloignés, on dit Quatrième aïeul, cinquième aïeul, etc.
On dit AÏEUX, et non AÏEULS, pour désigner, soit Ceux qui ont vécu dans les siècles passés : C’était la mode chez nos aïeux; soit les Personnes dont on descend : Ce droit lui vient de ses aïeux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée aïeul#7794.